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A l’exemple de Tatchai, la campagne se transforme – 1972

par Tchao Feng-nien

L’impétueux mouvement pour apprendre de Tatchai est devenu une puissante force portant en avant la révolution et l’édification socialistes dans la campagne chinoise. Il engendre de profonds changements dans la pensée du peuple ainsi que dans la physionomie de nos régions rurales.

Aujourd’hui, plus de 10 000 communes populaires et brigades de production sont devenues des unités d’avant-garde du type de Tatchai, et bien des districts avancent rapidement vers ce but. En 1971, la Chine a enregistré une bonne récolte après neuf ans consécutifs de belles moissons.

La production des céréales a atteint 492 000 millions de livres, soit une nouvelle augmentation par rapport à 1970, année d’abondance. Dans toutes les campagnes chinoises règne une atmosphère pleine de dynamisme.

Guidés par la ligne révolutionnaire prolétarienne du président Mao et sous la direction de la cellule du Parti, les paysans pauvres et moyens-pauvres de Tatchai tiennent à mettre la politique prolétarienne à la place de commandement, ils assimilent le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung, suivent résolument la voie socialiste, mettent consciencieusement en application la politique du président Mao de compter sur ses propres forces et de lutter avec endurance, d’édifier le pays et la commune populaire avec diligence et économie.

Ils ont acquis le style communiste d’aimer la patrie et la collectivité et l’esprit de cultiver la terre pour la révolution. Habitant à plus de mille mètres d’altitude, dans le massif du Taihang, ils ont déployé une ardeur et un esprit créateur révolutionnaires pour transformer la nature par la force de la collectivité, faisant des montagnes dénudées des champs en terrasse au rendement stable et élevé. Ainsi un village pauvre de montagne d’avant la Libération est devenu un village nouveau, un village socialiste prospère.

En 1964, le président Mao lança le grand appel « Que l’agriculture prenne exemple sur la brigade de production de Tatchai » à tout le pays, appel qui indique à nos paysans la voie d’un développement rapide d’une agriculture socialiste. De toutes les régions, des délégations de cadres ruraux et de paysans pauvres et moyens-pauvres affluèrent sans cesse vers Tatchai pour visiter la brigade et assimiler ses expériences, qui plus tard furent popularisées avec succès dans certaines régions.

Au cours de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, les larges masses critiquèrent violemment la ligne révisionniste contre-révolutionnaire avancée par Liou Chao-chi, renégat, agent et traître à la classe ouvrière, et ses acolytes ainsi que leurs activités criminelles tendant à entraver et saboter le mouvement pour apprendre auprès de Tatchai, ce qui eut pour résultat de frayer la voie à un nouvel essor de ce mouvement de masse qui s’étendit rapidement dans le pays à une échelle sans précédent ; et dès lors de nouvelles communes populaires et brigades de production du type Tatchai surgirent sans cesse.

L’organisation du Parti et le comité révolutionnaire du district de Siyang où Tatchai se situe consolidèrent le corps dirigeant aux échelons de la commune populaire et de la brigade de production, sur les plans- idéologique et de l’organisation, au cours de la Grande Révolution culturelle. Ils insistèrent sur le point clé qui est d’éduquer le peuple par le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung, et l’aidèrent à élever sa conscience de classe et son désir d’apprendre de Tatchai.

Le mouvement prit un grand essor dans tout le district. Le peuple aspirait en effet à de grandes réalisations. Un plan général pour aménager montagnes et cours d’eau fut élaboré.

Cinq grandes rivières et plus de 1 000 ravins furent pratiquement aménagés en trois ans, de 196 ? à 1970. Les marais furent transformés en terres fertiles et la plupart des terres devinrent des champs à haut rendement, comme ceux de Tatchai. La physionomie du district en fut transformée.

Sa production en céréales dépassa 500 livres par mou en moyenne, celle de Tatchai et de onze autres brigades dépassa 1 000 livres. Siyang devint le premier district du type Tatchai du pays.

En automne 1970, l’expérience de Siyang fut popularisée à travers le pays, portant le mouvement pour apprendre de Tatchai à une étape nouvelle.

Persister dans l’éducation des paysans par le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung

L’expérience fondamentale de Tatchai dans l’édification d’une nouvelle campagne socialiste est son effort soutenu pour éduquer les paysans par le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung.

Le mouvement va en profondeur, ceci se reconnaît au fait que les paysans pauvres et moyens-pauvres et d’autres membres de la commune populaire assimilent chaque jour davantage le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung ; cultiver la terre pour la révolution est devenu un acte conscient des centaines de millions de paysans.

Une lutte entre les deux voies dans l’agriculture chinoise a toujours existé depuis la Libération. Sous la direction du Parti et du président Mao, les paysans s’acheminèrent dans la voie de la collectivisation socialiste. Cependant, Liou Chao-chi et ses acolytes s’ingénièrent à colporter leur camelote révisionniste, le san-zi-yi-bao et les « quatre libertés » [1] tendant à miner l’économie collective et à conduire les paysans dans la voie capitaliste.

Au cours de cette lutte acharnée, la cellule du Parti de Tatchai persista dans l’éducation des paysans par le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung et dans la voie socialiste. Elle engagea une lutte résolue contre les activités visant à la restauration du capitalisme de Liou Chao-chi et ses agents ainsi que d’autres ennemis de classe tels que les propriétaires fonciers et les paysans riches locaux.

Ceci rehaussa la conscience de la lutte de classe et de la lutte entre les deux lignes des cadres et des paysans pauvres et moyens-pauvres.

Au cours du mouvement, les communes populaires et les brigades de production de différents endroits organisèrent régulièrement des stages d’études de la pensée-maotsétoung de différents types liés à la lutte de classe, à la lutte pour la production et à l’expérimentation scientifique. Bon nombre d’entre elles ont encore créé des écoles du soir régulières de politique et des groupes d’étude de philosophie.

Les paysans y étudient les enseignements du président Mao sur la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat et sur le matérialisme dialectique ; en même temps, ils ont critiqué les absurdités révisionnistes répandues par Liou Chao-chi et d’autres escrocs du même genre, élevé leur conscience de la lutte de classe, de la lutte entre les deux lignes et en ce qui concerne l’application de la ligne révolutionnaire du président Mao.

Ils ont étudié trois brillants textes du président Mao « Servir le peuple », « A la mémoire de Norman Béthune » et « Comment Yukong déplaça les montagnes », critiqué la conception bourgeoise du monde d’un égoïsme foncier. Les paysans ont élargi ainsi leur horizon ; ils sont devenus foncièrement dévoués à la collectivité et sont décidés à apporter des contributions au socialisme et à l’émancipation de l’humanité. Une génération de nouveaux paysans· socialistes est en voie de se former en Chine.

Au Hounan, dans le district de Hengtong, les nombreux cadres viennent en tête dans l’étude des œuvres de Marx, de Lénine, de Mao Tsé-toung. Les 5 563 équipes de production du district tiennent des stages d’étude de la pensée-maotsétoung de différents types en fonction de chaque situation particulière.

Les 98 pour cent d’entre elles ont en outre fondé des écoles du soir pour étudier la politique. Les cadres et les masses rehaussent sans cesse leur conscience de cultiver la terre pour la révolution.

Sous la direction du Comité révolutionnaire de district, les communes populaires et les brigades de production ont déployé leur force collective, aménagé les cours d’eau, creusé un grand nombre d’étangs et de réservoirs, et construit une grande station de pompage à turbines hydrauliques, et cela en deux ans.

A présent, 75 pour cent des terres auront une récolte assurée malgré la sécheresse et les stagnations d’eau éventuelles. Ce district est devenu un district d’avant-garde dans le mouvement pour apprendre auprès de Tatchai.

En 1970, la production des céréales a dépassé 800 livres par mou en moyenne, soit le double des rendements avant 1965. Au printemps 1971, les communes populaires et brigades de production du district ont achevé plus de 7 000 ouvrages hydrauliques de petite et moyenne dimensions. Une belle moisson de riz précoce a été obtenue sur 400 000 mous avec un accroissement du rendement de 10 pour cent par rapport à l’année précédente.

Révolutionnarisation du corps dirigeant

La clé pour persévérer dans la voie de Tatchai réside dans la révolutionnarisation du corps dirigeant. Au cours du mouvement, les cadres dirigeants aux différents échelons ont activement mis en application les directives du président Mao de « lire et étudier consciencieusement pour bien posséder le marxisme » et d’« entreprendre une éducation sous le rapport de l’idéologie et de la ligne politique ».

Ils ont combiné la pratique des trois grands mouvements révolutionnaires de la lutte de classe, de la lutte pour la production et pour l’expérimentation scientifique à l’étude du marxisme, du léninisme, de la pensée-maotsétoung ; ils vont dans les équipes de production travailler aux côtés des paysans et étudier avec eux la pensée-maotsétoung et entreprendre des recherches et investigations ; ainsi leur idéologie comme leur travail accusent de nouveaux progrès.

Les corps dirigeants à tous les échelons du district de Siyang, district d’avant-garde du type de Tatchai, ont à cœur d’insister sur la révolutionnarisation de leur pensée en faisant le bilan des réalisations.

Le comité du Parti de district, à plusieurs reprises, entreprit la rectification du style de travail la porte ouverte, en invitant les paysans pauvres et moyens-pauvres et les cadres aux différents échelons à émettre des critiques, ceci afin de combattre l’orgueil et la suffisance et de déceler leurs faiblesses en s’inspirant de Tatchai.

Depuis 1970, les cadres ont conduit les masses dans un mouvement pour la construction de nouveaux travaux hydrauliques. Ils ont achevé 356 ouvrages, construit des barrages d’une longueur totale de 380 000 mètres. Ces travaux et ceux réalisés au cours des trois années précédentes ont amené 80 pour cent des terres de ce district situées sur le massif du Taihang à donner des rendements élevés et stables.

Les cadres dirigeants aux échelons de district de la province de l’Anhouei sont allés dans 20 brigades de production considérées comme les moins avancées qui se trouvent dans la partie nord du Houaiho, ils se sont joints aux cadres et aux masses pour le travail aux champs et ont pris part à un même stage d’étude de la pensée-maotsétoung ; là, ils ont soumis à une analyse rigoureuse les raisons du retard dans la production et stimulé la révolutionnarisation idéologique des cadres des brigades de production.

Plus de 1 000 activistes pour l’étude de la pensée-maotsétoung ont surgi des masses. En une année, ces 20 brigades ont percé environ 140 puits, augmentant les champs irrigués de plus de 27 000 mous, effectuant le labourage en profondeur sur 18 000 mous. Elles obtinrent une moisson abondante de céréales et de coton. La production des céréales a augmenté de 70 pour cent.

Les membres dirigeants du comité du Parti du département autonome tibétain de Yuchou sur le plateau du Tsinghai, en Chine du Nord-Ouest, se rendent souvent dans les régions d’élevage, et plus particulièrement dans des brigades qui ont le plus de difficultés. Là, ils mangent avec les pâtres sous le même couvert, habitent et travaillent ensemble, s’entretiennent cœur à cœur.

Ils étudient les ouvrages du président Mao avec les membres de la commune populaire et les cadres, en prenant le marxisme, le léninisme et la pensée-maotsétoung comme guide de leur action, résument les expériences d’avant-garde et développent le mouvement pour prendre exemple sur Tatchai dans tout le département autonome. Le chiffre total du cheptel du département en 1970 a dépassé le record atteint les années précédentes. Et en 1971, l’élevage a obtenu des résultats meilleurs encore.

Compter sur ses propres forces et lutter avec endurance

L’esprit révolutionnaire de compter sur ses propres forces et de lutter avec endurance qui anime les paysans pauvres et moyens-pauvres de Tatchai dans la transformation de la nature trouve une large application.

De l’hiver 1970 au printemps 1971, dans les districts, les communes populaires et les brigades de production de toutes les régions du pays s’est développé un grand essor pour la construction d’ouvrages hydrauliques, l’édification de base en agriculture et l’aménagement de champs du type Tatchai qui donnent des récoltes élevées et stables.

Un plan général pour la transformation de la nature fut établi et des mesures différentes sont prises suivant les terrains. Dans les plaines du Nord, on a procédé au labourage en profondeur, à l’amélioration du sol et au nivellement des terres. On a creusé des puits et construit des réservoirs de petite et moyenne dimensions.

Dans les régions de montagne, on a aménagé des champs en terrasse, construit des barrages divisant en paliers les ravins pour amener l’eau jusque dans la montagne aux fins d’irrigation.

Dans le Sud, les paysans ont transformé les champs de faible rendement, augmenté la surface des rizières et élevé le taux d’utilisation du sol. Dans les régions côtières, ils ont arraché des bandes de terre à la mer, des polders, pour y cultiver des céréales. En cette période, hiver 1970-printemps 1971, le nombre des journées-travail affecté à l’édification de base de l’agriculture a dépassé le record atteint depuis la Libération pour la même période donnée.

Dans la construction des ouvrages hydrauliques, les districts, communes populaires et brigades de production adoptèrent le principe de compter sur leurs propres forces pour la construction d’ouvrages de petite et moyenne dimensions. Ils donnèrent libre cours à l’initiative des masses, firent pleinement valoir les fonds de l’économie collective et les ressources locales.

Ainsi leurs constructions ne nécessitèrent-elles que de petits investissements, la construction fut rapide, et la mise en fonction eut lieu dans l’année même.

En déployant l’esprit révolutionnaire de compter sur leurs propres forces et de lutter avec endurance, les cadres et paysans de la commune populaire de Tcheoukia, district de Yingkeou, dans la province du Liaoning, en Chine du Nord-Est, ont construit trois canaux d’une longueur totale de 18 kilomètres et contournant une trentaine de collines à travers la commune populaire, et près de cent ouvrages hydrauliques qui permettent l’irrigation de 12 000 mous. Le tout dans le court espace de temps de six mois.

Le district de Kienyang, dans la province du Chensi se trouve dans une région de hautes plaines, riche en ressources hydrauliques. Cependant, avant la Grande Révolution culturelle, il n’y avait que 0,4 mou de terre irriguée par personne, du fait des interférences et du sabotage inspirés par la ligne révisionniste contre-révolutionnaire de Liou Chao-chi. Depuis l’hiver 1970, dans tout le district fut entreprise une éducation sous le rapport de l’idéologie et de la ligne politique.

Les communes populaires et les brigades de production stigmatisèrent la ligne révisionniste contre-révolutionnaire de compter uniquement sur les spécialistes de l’hydrologie, ils organisèrent des équipes d’investigation et d’études composées de paysans pauvres et moyens-pauvres, de cadres et de techniciens, lesquelles s’adonnèrent avec enthousiasme à la révolution et aux innovations techniques.

Ces équipes, utilisant autant que possible les matériaux locaux, ont construit très rapidement plus de 50 ouvrages hydrauliques de petite et moyenne dimensions. La surface irriguée des terres a augmenté de 40 000 mous, soit le quadruple de l’augmentation totale des terres irriguées au cours des 17 années avant la Grande Révolution culturelle.


[1Les « quatre libertés » sont le prêt usuraire, l’emploi de salariés agricoles, la vente et l’achat de terrains et l’établissement d’entreprises privées.