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African Blood Brotherhood : Programme – 1922

AFRICAN BLOOD BROTHERHOOD
Programme 1922

Une race privée de programme est comme une embarcation en mer privée de gouvernail. Elle est absolument à la merci des éléments. Elle est ballottée ça et là et est condamnée à ne pas tenir le choc en cas de tempête.

C’est sous ce signe que la race noire a dérivé durant ces 50 dernières années et plus. Elle n’a que rarement su exactement ce qu’elle voulait, et elle n’a jamais jusqu’à aujourd’hui formulé de plan intelligent et applicable pour obtenir ce qu’elle souhaitait, même dans les rares occasions où elle savait ce qu’elle voulait.

C’est pour répondre à cette condition malheureuse et pour fournir un gouvernail au navire d’Etat des Noirs - une force de direction qui fasse autorité - que ce programme adopté par l’African Blood Brotherhood est présenté à l’attention des autres organisations noires et de la race en général.

Il n’y a rien de chimérique ou d’impraticable dans ce programme. Chaque point se base sur l’expérience historique d’une fraction ou d’une autre de la grande famille humaine. Ceux qui ont formulé ce programme reconnaissent

1. la nature économique de la lutte (qui n’est pas seulement économique, mais presque) ;

2. qu’il est essentiel de savoir d’où provient notre oppression, c’est-à-dire : qui sont nos ennemis ;

3. qu’il n’est pas nécessaire pour les Noirs de pouvoir adhérer au programme d’autres mouvements pour pouvoir faire cause commune avec eux contre l’ennemi commun.

Ce qui est important au sujet de la Russie soviétique, par exemple, ce ne sont pas les mérites ou les démérites de la forme soviétique de gouvernement, mais le fait éminent que la Russie soviétique s’oppose aux brigands impérialistes qui se sont partagés notre mère-patrie et ont mis les nôtres sous le joug, et que la Russie soviétique est crainte par ces nations impérialistes et par tous les pillards capitalistes de la planète, dont l’avidité et l’inhumanité monstrueuse sont aujourd’hui subies par nous tous dans de nombreux pays.

L’AFRIQUE

Notre mère-patrie, l’Afrique, est divisée par les grandes puissances capitalistes en soi-disant« colonies ». Les colonies sont à leur tour attribuées aux planteurs blancs et capitalistes, certains sont des colons, d’autres des propriétaires terriens absentéistes.

La vie libre des peuples africains a été brisée et les autochtones ont été privés de leurs terres pour qu’ils soient forcés de travailler sur les terres de ces capitalistes blancs, pour des salaires de famine. Ces capitalistes-planteurs se sont installés dans nos pays pour exploiter les richesses de la terre et le travail de notre peuple.

Mais notre peuple ne s’est pas laissé faire docilement et dut être subjugué de force. Ils refusèrent de se laisser exploiter et combattirent l’envahisseur dans une lutte inégale. Les envahisseurs, équipés d’armes modernes et précises face aux vieilles armes primitives de nos ancêtres, finirent par asservir notre peuple, malgré sa résistance.

Comment nous avons été asservis

Le combat n’était pas pour autant terminé. Un peuple qui vit sous l’oppression peut être comparé à un volcan. A tout instant il peut se soulever comme un géant et renvoyer ses ennemis à la mer.

Pour parer à cette éventualité, les planteurs capitalistes, avec l’appui de leurs gouvernements d’origine, ont organisé des « armées coloniales », formées et équipées suivant les méthodes de la technique moderne.

Et pour conquérir notre esprit militant et nous gagner à l’idée d’accepter leur domination, ils apportèrent la religion de l’homme blanc, le Christianisme, et avec lui le whisky.

Par la religion de l’homme blanc, l’esprit militant de notre peuple fut drogué ; par le whisky il fut débauché. La perfidie de l’homme blanc, sa religion et son whisky ont joué un grand rôle dans notre asservissement devant le fusil de l’homme blanc.

Mais pour exploiter plus intensivement notre riche mère-patrie et notre force de travail à bon marché, il était nécessaire d’apporter sur nos terres une quantité de machines industrielles et d’infrastructures matérielles, comme des chemins de fer, etc., et aujourd’hui on peut constater, spécialement dans les villes côtières d’Afrique, la nette augmentation de l’entreprise moderne.

Avec l’introduction de l’équipement industriel, l’Africain a appris à manier les machines de l’homme blanc, ses armes, ses méthodes, et avec la possession de ce savoir a grandi un nouvel espoir et la nouvelle détermination de conquérir sa liberté et de devenir le maître de sa propre mère-patrie.

Un espoir jamais autant justifié

En vérité, l’espoir qu’a le peuple noir de se libérer des esclavagistes impérialistes n’a jamais été aussi justifié que maintenant. Les gouvernements d’origine des capitalistes-planteurs s’affaiblissent quotidiennement, et tremblent devant la menace de la Révolution Prolétarienne. Les colonies opprimées et les petites nations sont en rébellion constante, comme en témoignent les Irlandais, les Turcs, les Perses, les Indiens, les Arabes, les Égyptiens, etc.

Alors que l’intérieur de l’Afrique n’est jusqu’à aujourd’hui que peu touché par le Capitalisme prédateur, les tribus prennent pleinement conscience du danger que représenterait la pénétration plus poussée des esclavagistes dans l’intérieur. Sous la direction des Noirs les plus capables et avancés des zones côtières, le pouvoir prodigieux de la race noire en Afrique pourrait être organisé.

A cette fin, nous proposons que tous les efforts soient faits pour organiser les Noirs des zones côtières, et de grouper toutes les organisations noires de chaque pays africain dans une Fédération Noire Mondiale.

Les diverses sections de la Fédération doivent avoir leur propres Comités Exécutifs, etc., et doivent prendre contact avec les tribus de l’intérieur, en vue d’une action commune. Le Comité Exécutif Suprême doit prendre contact avec tous les autres peuples du continent africain, les Égyptiens, les Arabes, ainsi qu’avec les révolutionnaires d’Europe et d’Amérique, en vue de réaliser la coordination et l’action.

Des syndicats ouvriers devraient être formés dans les zones industrielles pour protéger les ouvriers noirs et améliorer leur condition.

Il ne faut négliger aucune opportunité de propagande en direction des soldats africains servant dans les « armées coloniales » et pour l’organisation clandestine d’une Armée Pan-Africaine, de la même façon que le Sinn Fein a construit l’Armée Irlandaise au nez et à la barbe de l’Angleterre.

Des armes modernes doivent être acheminées en Afrique. Des hommes doivent être envoyés en Afrique déguisés en missionnaires, etc., pour prendre contact avec les Senoussis, les diverses tribus de l’intérieur, et pour étudier la topographie des pays. Les Senoussis ont déjà une armée opérationnelle, c’est une réalité qui empêche de dormir les chefs d’Etats capitalistes européens.

Chaque effort et chaque dollar doivent contribuer à mettre sur pied cette Armée Pan-Africaine, dont l’existence même forcera le respect et portera l’effroi dans le cœur des planteurs-capitalistes blancs, et protégera notre peuple de leurs abus. Souvenez-vous : La force fait le droit, c’était vrai et ça le restera toujours.

L’AMÉRIQUE

Quels que soient les revendications affichées, l’intérêt des capitalistes pour les Noirs a toujours été motivé par la considération de leur force de travail à bon marché.

Il a été reconnu il y a longtemps que le peuple noir était le plus endurant du monde, et lorsque le Nouveau Monde fut découvert, ses riches exploiteurs organisèrent des expéditions pour enchaîner notre peuple et les transporter de force dans les terres du Nouveau Monde, pour y construire des empires et créer de la richesse, tâches impossibles sans l’esclavage des Noirs. Telle est l’histoire de la plupart des populations noires dans les pays étrangers.

La cause de la guerre civile

Aux États-Unis, comme tout le monde le sait, les Noirs, jusqu’à très récemment (quelques décennies) ont été exploités sous le système le plus cruel et primitif d’exploitation qui soit : l’esclavage de possession [où un esclave est un bien meuble appartenant à un maître].

Cet esclavage de possession a prévalu dans le Sud, alors que dans le Nord, la méthode capitaliste moderne d’exploitation (esclavage salarié) a prévalu. Lorsque les deux systèmes ne purent plus coexister l’un à côté de l’autre, il y eut la prétendue guerre de libération, dans laquelle les capitalistes du Nord et leur suite, se camouflant derrière un rideau de fumée idéaliste, entrèrent en guerre contre les capitalistes féodaux du Sud pour décider de la suprématie de l’un ou de l’autre système en Amérique.

Les capitalistes du Nord furent victorieux et l’esclavage de possession fut aboli au milieu des discours clinquants sur la Liberté, la démocratie, etc. Mais, comparativement, les Noirs ne devaient pas jouir d’autant de liberté que celle tolérée par les grands capitalistes les Tsars sous le système de l’esclavage salarié. Ils furent scrupuleusement désarmés, alors que leurs ex¬propriétaires et leurs sbires gardaient leurs armes.

Pour réprimer toute aspiration des Noirs à la liberté réelle et pour anéantir tous leurs désirs d’améliorer leur condition, des organisations secrètes d’assassins comme le Ku Klux Klan furent formées par la classe des ex-propriétaires d’esclaves, qui torturèrent et assassinèrent secrètement et de sang froid des milliers de Noirs sans défense et de nombreux Blancs, dès que les sentiments humanitaires de ces derniers les poussèrent à rallier la cause des Noirs.

Et les « Libérateurs » capitalistes victorieux ne bougèrent pas d’un pouce pour rendre la justice, mais au contraire supprimèrent les preuves de cette terrible persécution des Noirs et de leurs quelques amis blancs.

Tout au long de ces années de terreur exercée par ces sociétés de péquenauds blancs, les Noirs furent à nouveau totalement subjugués, et le péonage [la servitude pour dettes] est le lot de nombreux Noirs dans les Etats du Sud, et un grand nombre de Noirs est lynché ou massacré chaque année.

Dernièrement, le Noir Nouveau est monté sur la scène de l’histoire, et pour répondre à son esprit de rébellion, et à celui des exploités en général, nous constatons la résurrection du Ku Klux Klan.

La migration noire

Comme résultat de la continuation de l’oppression et des mauvais traitements subis au Sud, des milliers de Noirs ont réussi à s’échapper au Nord, et aujourd’hui chaque grande ville du Nord comporte une vaste population noire.

La liberté comparativement plus grande au Nord est propice aux grandes organisations et aux activités culturelles, et c’est là que l’avant-garde et l’état-major de la race noire doivent se développer.

Une grande fédération noire

En vue de construire un Mouvement fort et agissant, sur la base de la Libération du peuple noir et de la protection de ses droits à « la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur », etc., toutes les organisations noires devraient s’unir en une Fédération, et créer un mouvement uni et centralisé.

Un tel mouvement pourrait se développer légalement dans le Nord, mais devrait être construit clandestinement dans le Sud pour protéger ses membres vivant dans le Sud et sauvegarder ses organisations contre les attaques prématurées.

A l’intérieur de cette Fédération, une organisation clandestine de protection devrait être mise sur pied - le véritable pouvoir accessible seulement aux meilleurs et aux plus courageux de la race.

L’organisation de protection devrait fonctionner sous le régime d’une stricte discipline militaire, et être prête à agir dès que les tâches de défense et de protection lui sont notifiées.

Les organisations ouvrières

Des millions de Noirs sont venus au Nord et sont employés comme ouvriers, mécaniciens, etc., dans les diverses industries et entreprises capitalistes du Nord. Etant privés d’organisation, ils sont contraints d’occuper les pires postes de travail et dans les pires conditions. Quand la dépression apparaît dans l’industrie, ils sont les premiers à en faire les frais.

Les ouvriers blancs, grâce à leurs syndicats, ont non seulement forcé les capitalistes à les payer mieux et à réduire leur temps de travail, mais aussi à leur permettre des travaux temporaires pendant les périodes d’inactivité. Et quand des jours meilleurs arrivent, les ouvriers blancs, grâce à leurs organisations, sont à même de tirer parti avantageusement de la situation.

Les ouvriers noirs, dès qu’ils se sont organisés dans les syndicats, ont amélioré leurs conditions de vie, se sont vus réduire leur temps de travail, ont eu plus d’argent, des emplois plus stables, comme on peut le voir dans les industries de construction automobile, dans les industries de Philadelphie, etc.

Et comme la force d’un peuple dépend du degré de qualité de vie de celui-ci, nous devons nous échiner à améliorer substantiellement, par tous les moyens, le niveau de vie, etc.

Toutes les organisations noires dignes de ce nom et tous les Noirs Nouveaux doivent donc se donner pour tâche d’organiser les ouvriers noirs dans des syndicats pour l’amélioration de leurs conditions économiques et pour agir en étroite coopération avec les ouvriers blancs ayant une conscience de classe, pour le bénéfice de tous.

Organiser les paysans noirs

Le même principe s’applique aux petits fermiers noirs et aux ouvriers agricoles.
Ils doivent s’unir pour résister à l’exploitation et pour se protéger du danger du péonage et des autres injustices. Si une coopération avec les paysans blancs est possible, elle est bien sûr souhaitable.

Les organisations coopératives

S’est développé dans notre peuple la croyance naïve qu’un emploi permanent, de meilleurs conditions de vie, et notre salut en tant que race, peuvent s’accomplir au moyen d’industries noires, de compagnies navales, et d’entreprises similaires.

Nous sommes décidés à faire la guerre contre une trop grande dépendance envers cette ligne [celle de Marcus Garvey], car un effondrement financier soudain de telles entreprises pourrait casser totalement le moral de tout le mouvement de libération.

Tant que les Noirs ne contrôlent pas les ressources naturelles de certains de leurs propres pays, ils ne peuvent espérer entrer en compétition industrielle avec les grands magnats financiers des pays capitalistes, au point d’assurer des emplois à tous les travailleurs noirs, et des dividendes suffisantes pour les investisseurs noirs.

Laissons ceux qui se sont engagés dans de telles entreprises nous dire s’ils ont obtenus les emplois ou s’ils ont récolté les dividendes de tels investissements. La seule façon véritable d’assurer de meilleurs conditions et des emplois plus stables en Amérique, c’est d’organiser le pouvoir des travailleurs noirs comme il est dit plus haut, dans des syndicats ouvriers. Chaque grand syndicat finit par obtenir des propriétés, comme des immeubles, des fermes pour les vacances, etc.

Aux époques prospères, ils peuvent même développer des entreprises coopératives, ouvrir des magasins, etc., mais ces entreprises doivent être une propriété coopérative de tous les membres de l’organisation, et être administrées par leurs propres membres, élus à cette fin.

Il n’est permis en aucun cas que le titre de propriété appartienne à une corporation, signé par quelques individus qui disposent de l’entreprise selon leur bon plaisir. Mais l’expérience a prouvé que de telles entreprises ne peuvent exister que si la classe opprimée est bien organisée.

Sans organisations adéquates, une crise industrielle comme celle d’aujourd’hui jetterait au sol ces entreprises. Mais si elles s’appuient sur une organisation adéquate, l’idée des coopératives peut être menée à bien. A l’opposé des corporations, qui élèvent quelques hommes sur les épaules des plus nombreux, la coopérative donne un bénéfice égal à tous.

LES ALLIANCES

Il ne peut y avoir qu’un seul type d’alliance avec d’autres gens, c’est l’alliance pour combattre nos ennemis : dans ce cas nos alliés doivent avoir le même but que nous. Nos alliés peuvent être actuels ou potentiels, de même que nos ennemis peuvent être actuels ou potentiels. Les petites nations opprimées qui luttent contre les exploiteurs et oppresseurs capitalistes doivent être considérées comme nos alliées actuelles.

Les ouvriers blancs ayant une conscience de classe, qui se sont manifestés en faveur de la libération africaine, et qui ont la volonté d’appuyer par des actions les sentiments qu’ils expriment, doivent aussi être considérés comme des alliés actuels, et leur amitié doit être cultivée plus avant.

Les ouvriers blancs, sans conscience de classe jusqu’à aujourd’hui, qui n’ont pas encore pris conscience que tous les ouvriers sans distinction de race ou de couleur ont un intérêt commun, ne doivent être considérés à présent que comme des alliés potentiels, mais doit être fait tout ce qui est possible pour éveiller leur conscience de classe, dans le but d’obtenir leur coopération dans notre combat.

L’élément révolutionnaire qui sape les puissances impérialistes qui nous oppriment doit recevoir tous les encouragements des Noirs qui recherchent vraiment la libération. Cet élément est dirigé et représenté par la Troisième Internationale qui possède des sections dans tous les pays. Nous devrions immédiatement établir des contacts avec la Troisième Internationale et ses millions de sympathisants dans tous les pays du monde.

Jurer loyauté aux drapeaux de nos meurtriers et oppresseurs, parler d’alliances avec les serviteurs et représentants de nos ennemis, débiter des niaiseries au sujet du dialogue avec nos ennemis patentés, au lieu d’approuver nos amis confirmés, n’est rien d’autre que de la couardise et la plus sombre trahison à l’égard de la race noire et de la cause sacrée de notre libération.

Ce sont les Noirs résidant en Amérique, qu’ils y soient nés ou qu’ils y aient émigré, qui sont destinés à assumer la direction de notre peuple dans le puissant mouvement mondial pour la Libération Noire.

Les Noirs américains, en vertu du fait qu’ils font partie de la population d’un grand empire, ont acquis un savoir certain dans l’art de la guerre moderne, dans le travail industriel, etc.

Ce pays est la base pour des contacts faciles avec le monde entier, et les États-Unis sont destinés à devenir le centre de Mouvement Noir Mondial.

C’est dans ce pays, spécialement, que les Noirs doivent être forts. C’est d’ici que la plupart des dirigeants et pionniers partiront porter le message autour du monde. Mais notre force ne peut être organisée par une complaisance vaine envers les poses héroïques et les phrases creuses, les décorations et les titres immérités, et autres pitreries.

Elle ne peut l’être que par l’usage de nos tactiques propres, par la détermination et le sacrifice dont nos dirigeant doivent être l’exemple, et par un intelligent travail préparatoire d’organisation et d’éducation.

Se payer de mots en s’imaginant que sous prétexte que quelques centaines d’entre nous se sont un jour rassemblés pour une convention, nous serions alors libres de légiférer pour nous-mêmes ; en arriver à croire qu’avant d’avoir fait aucun effort sérieux pour libérer notre pays, qu’avant d’avoir croisé le fer sur le champ de bataille avec les oppresseurs, on peut avoir notre gouvernement à nous, avec présidents, potentats, privilèges royaux et autres fatras incongrus ; envisager de gâcher nos énergies et notre argent dans des propositions comme le bureau des passeports et papiers d’identité, des représentations diplomatiques, etc., c’est se complaire dans de doux rêves, et fournir à nos ennemis l’occasion de s’amuser gratis.

Mais certainement, des individus mûrs, intelligents, se dresseront contre de telles absurdités infantiles, s’ils sont effectivement sérieux dans leur combat pour la Libération Noire !

Nous devons redescendre sur terre, aux faits pratiques et actuels, et construire notre force sur des fondements solides, et non sur la pitrerie des titres et des décorations.