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Combattre la pollution lumineuse

La nuit tombée, il est agréable et apaisant de lever les yeux vers le ciel pour regarder les étoiles. Pour toutes personnes partageant une vision matérialiste, la contemplation du ciel est le spectacle magnifique de la vie.

Regarder dans l’univers signifie réfléchir sur le mouvement de la matière qui a formé tous les éléments célestes et dont les humains sont une seule des innombrables formes.

Malheureusement, les étoiles restent souvent difficilement visibles pour les habitants des villes qui subissent les effets de la pollution lumineuse provenant majoritairement de l’éclairage public et des néons d’enseignes ou des publicités.

Les villes sont entourées d’un halo lumineux qui parasite l’observation du ciel étoilé. Voilà une autre conséquence de la contradiction villes/campagnes et de la concentration de la population dans de grands centres urbains.

Les villes nous bouchent la vue du ciel et ce faisant, nous coupe de notre histoire, de la biosphère. Il existe là un symbole fort de l’écrasement de la nature par le développement exponentiel des villes à l’époque du capitalisme. D’ailleurs, la faune et la flore sont évidemment également perturbées par cette pollution lumineuse.

Les éclairages public ont souvent été conçus sans discernement. Ainsi, des lampadaires publics en forme de boule rejettent la lumière à 360 degrés autour d’eux.

Cette diffusion excessive de lumière dans toutes les directions obstrue une vision nette du ciel et gaspille inutilement de l’énergie. Les lampadaires à abat-jour et ampoules encastrées sont préférables car ils rabattent les rayons lumineux sur la chaussée, là où ils sont véritablement utiles.

Pourtant, la solution de de ce problème ne tient pas seulement à l’équipement en lampadaires plus adaptés à la contemplation du ciel. En outre, l’éclairage nocturne est également une question de sécurité dans des villes que le capitalisme a voulu démesurées et où il entretient le crime et la délinquance.

Par conséquent, même avec des lampadaires adéquats, le principal problème reste l’hyperconcentration urbaine. Les villes ont fait reculer la nature et éteint les étoiles ! L’humanité a besoin de l’obscurité la nuit pour regarder les étoiles. Les êtres vivants ont besoin que l’obscurité naturelle de la nuit soit respecté pour exister en toute quiétude.

Par temps découvert, à la campagne, flâner sous un beau ciel étoilé est un moment merveilleux qui emplit l’être de bonheur naturel. L’observation de l’univers est une quête indispensable à l’humain qui, en raison de l’utilisation de ses mains, est le seul animal produit à la fois de la nature et de sa propre activité (son travail).

L’être humain cherche donc à comprendre le monde et le fait de porter son regard vers les étoiles a toujours contribué au progrès scientifique et invalidé l’idéalisme, notamment religieux.

Il n’en sera pas autrement demain. Le socialisme, puis le communisme permettront à la science de réaliser un bond de géant.

La science, aujourd’hui alourdie d’approches purement statistiques et d’absence de rigueur, se consacrera alors pleinement à la recherche matérialiste.

La révolution socialiste fondera une nouvelle relation harmonieuse à la nature en déconstruisant les villes capitalistes.

Les futurs lieux d’habitats humains s’intégreront à la nature pour vivre enfin à plein poumons. Dans la saine obscurité de la nuit tombée, tout un chacun pourra se changer en astronome et, par l’observation du ciel étoilé, contribuer au progrès de la civilisation.