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Faire de notre armée une grande école de la pensée de Mao Tsé-toung − 1966

A l’occasion du 39ème anniversaire de la fondation de l’Armée populaire de Libération de Chine

FAIRE DE NOTRE ARMEE UNE GRANDE ECOLE
DE LA PENSEE DE MAO TSE-TOUNG

Editorial du Jiefangjun Bao du 1er août 1966

Notre grand guide, le président Mao, a donné récemment des instructions d’une importance extrême concernant l’édification de notre armée.

Le président Mao a dit :

« L’Armée populaire de Libération doit être une grande école, une grande école où l’on se forme sur les plans politique, militaire et culturel et qui, en même temps, peut entreprendre la production agricole et subsidiaire, gérer des usines moyennes ou petites et produire certains articles dont elle a besoin elle-même ainsi que d’autres articles qu’elle peut échanger avec l’Etat pour une valeur équivalente.

Cette grande école peut encore faire du travail parmi les masses et participer au mouvement d’éducation socialiste dans les usines et à la campagne ; une fois le mouvement d’éducation socialiste achevé, elle aura toujours un travail constant à effectuer parmi les masses de sorte que l’armée fasse toujours corps avec la population ; elle doit en outre être prête à participer à tout moment aux luttes de la révolution culturelle pour critiquer la bourgeoisie.

De cette façon, il est possible d’associer les activités militaires aux études, aux productions agricole et industrielle et au travail parmi les masses. Bien entendu, il faut organiser de façon appropriée ces différentes tâches en donnant aux activités principales ou secondaires l’importance qui leur revient respectivement. Une unité de l’armée ne peut s’engager en même temps dans la production agricole, la production industrielle et le travail parmi les masses, mais seulement dans une ou deux de ces activités. »

Le président Mao a indiqué :

« le rôle de notre armée, forte de plusieurs millions d’hommes, sera alors considérable. »

Ces instructions du président Mao constituent un grand appel lancé à notre armée dans une conjoncture où la grande révolution culturelle prolétarienne se développe avec impétuosité dans notre pays et où la lutte des classes devient encore plus aiguë et plus complexe tant en Chine qu’à l’étranger ; elles constituent un grand appel lancé à notre armée dans une conjoncture où elle connaît un développement considérable de toutes ses activités grâce â l’observation des directives de la Commission militaire du Comité central du Parti et du camarade Lin Piao, à l’étude et à l’application vivantes des œuvres du président Mao, ainsi qu’à la prééminence rigoureuse donnée à la politique. C’est un grand appel lancé à notre armée pour qu’elle passe à une étape encore plus avancée dans la voie d’une armée extrêmement prolétarisée et militante.

Le président Mao veut que nous fassions de notre armée une grande école qui, s’employant principalement à accomplir les tâches d’une force combattante, s’adonne en même temps aux études, à la production agricole et industrielle et au travail parmi les masses et qui, en continuant et en développant l’excellente tradition de notre Parti et de notre armée, éduque et forme des dizaines de milliers de continuateurs de la cause révolutionnaire du prolétariat pour que l’armée populaire, forte de plusieurs millions d’hommes, joue un rôle plus important encore dans la révolution et l’édification socialistes. Elle doit être une grande école où l’on étudie, applique, propage et défend la pensée de Mao Tsé-toung.

Trente-neuf ans se sont déjà écoulés depuis que le président Mao Tsé-toung a personnellement créé notre armée. C’est l’armée des ouvriers et des paysans, placée sous la direction absolue du Parti communiste chinois et fondée suivant les principes marxistes-léninistes, une armée populaire de type entièrement nouveau qui diffère foncièrement des armées des seigneurs de guerre féodaux ou de la bourgeoisie.

Dès les premières années de la fondation de notre armée, le président Mao avait souligné clairement que notre armée ne se limitait absolument pas aux activités militaires, mais qu’elle était une organisation armée chargée d’exécuter les tâches politiques de la révolution. Le président Mao a écrit dans la célèbre résolution de la réunion de Koutien :

« L’Armée rouge ne fait pas la guerre pour la guerre, elle la fait dans le but de mener la propagande parmi les masses, d’organiser les masses, de les armer, de les aider à créer le pouvoir révolutionnaire ; sans ces objectifs, la guerre n’aurait plus de sens, et l’Armée rouge plus de raison d’être. »

Le président Mao a défini trois grandes tâches pour notre armée : activités militaires, travail parmi les masses et production. Il a souligné que notre armée devrait toujours être une force combattante, et en même temps un corps de travail et un corps de production.

Le président Mao a dit à la veille de la victoire dans le pays tout entier :

« L’armée est une école, nous devons considérer nos armées de campagne, avec leurs 2 100 000 hommes, comme une vaste école de cadres. »

Durant ces dernières décennies, notre armée a agi effectivement selon ces enseignements du président Mao.

Les dernières instructions du président Mao sont le bilan le plus récent de l’expérience acquise par notre armée au cours de dizaines d’années et représentent le développement, dans de nouvelles conditions historiques, des idées constantes du président Mao sur l’édification de l’armée.

Ces instructions revêtent une grande signification historique et stratégique pour le maintien constant, par notre armée, de ses qualités inhérentes à l’armée du peuple, pour la consolidation de la dictature du prolétariat, pour le progrès de la révolution et de l’édification socialistes de notre pays, pour le renforcement de la défense nationale, la mise en jeu de la puissance de la guerre populaire ainsi que la riposte aux attaques éventuelles de l’impérialisme américain et de ses complices.

Les idées du président Mao sur l’édification de l’armée sont les idées prolétariennes les plus radicales, les plus justes et les plus complètes qui soient dans ce domaine.

Les idées du président Mao sur l’édification de l’armée sont diamétralement opposées au point de vue purement militaire selon lequel on doit s’attacher uniquement aux affaires militaires et rejeter la politique, réduisant les tâches de l’armée aux seules activités militaires ; elles sont diamétralement opposées à toutes les idées bourgeoises en ce domaine.

Dans les trente-neuf années d’histoire de notre armée, la lutte n’a jamais cessé entre, d’une part, les idées et la ligne du président Mao en matière d’édification de l’armée et, d’autre part, les idées militaires bourgeoises de toutes sortes. Il en a été ainsi pendant toute la période de la révolution démocratique, et il en est de même dans celle de la révolution socialiste.

Durant les seize années qui ont suivi la fondation de notre république, nous avons engagé trois grands combats avec les représentants de la ligne militaire bourgeoise qui s’étaient infiltrés au sein du Parti et de l’armée.

Le premier grand combat députa après la fin de la guerre de résistance à l’agression américaine et d’aide à la Corée. Une petite poignée de représentants de la ligne militaire bourgeoise, arborant l’enseigne de « l’armée régulière » et de la « modernisation », copiaient intégralement ce qui se pratiquait à l’étranger, cherchant en vain à nier l’expérience historique et l’excellente tradition de notre armée et à engager celle-ci dans la voie d’une armée bourgeoise.

Le dogmatisme militaire bourgeois qu’ils pratiquaient s’était heurté à la résistance et à l’opposition énergiques des larges masses des cadres et des combattants de notre armée. En 1958, à l’appel du président Mao : « Abattre l’esprit servile et enterrer le dogmatisme », la réunion élargie de la Commission militaire du Comité central du Parti défit leurs attaques frénétiques et défendit les idées et la ligne du président Mao en matière d’édification de l’armée.

Le deuxième grand combat a été mené parallèlement à celui engagé en 1959 par notre Parti contre le groupe antiparti opportuniste de droite. Les principaux membres du groupe antiparti démasqués par la réunion du Parti à Louchan, profitant des postes importants qu’ils avaient usurpés dans l’armée, s’étaient évertués à supprimer la direction absolue du Parti sur l’armée, à supprimer le travail politique, à supprimer les tâches qui incombent à l’armée dans l’édification socialiste et le travail parmi les masses, à supprimer les forces armées locales et la milice populaire, reniant ainsi l’essence même des idées du président Mao sur l’armée du peuple et la guerre populaire.

Ils espéraient vainement transformer notre armée selon une ligne militaire bourgeoise et révisionniste, en faire un instrument pour usurper la direction du Parti et du gouvernement et réaliser leurs propres ambitions. La session élargie de la Commission militaire, convoquée à la suite de la réunion du Parti à Louchan, avait dénoncé à fond leurs crimes et les avait destitués. Ce fut une grande victoire de la pensée de Mao Tsé-toung !

Depuis que le camarade Lin Piao dirige la Commission militaire du Comité central du Parti, il a mis en application de la façon la plus résolue et la plus complète les idées et la ligne du président Mao en matière d’édification de l’armée.

En 1960, bénéficiant de la sollicitude du Comité central du Parti et du président Mao et sous leur direction, une réunion élargie de la Commission militaire s’est tenue sous la présidence du camarade Lin Piao.

Cette réunion a liquidé de façon plus radicale encore l’influence de la ligne militaire bourgeoise, rectifié l’orientation du travail politique et adopté la « Résolution sur le renforcement du travail politique et idéologique dans l’armée ». Continuant et faisant rayonner l’esprit de la réunion de Koutien, cette réunion est devenue un nouveau jalon sur la voie du progrès de notre armée.

Ces dernières années, sous la direction de la Commission militaire du Comité central du Parti et du camarade Lin Piao, tenant haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung, toute l’armée a étudié et appliqué d’une façon vivante les œuvres du président Mao, a donné la priorité à la politique, a persisté dans les quatre primautés [1], a rigoureusement encouragé le style de travail dit « trois-huit », a développé les trois grandes démocraties [2], a déclenché la campagne d’émulation dite des compagnies aux quatre perfections [3], a participé au mouvement d’éducation socialiste et à la grande révolution culturelle prolétarienne ; enfin, elle a participé et apporté son soutien à l’édification du socialisme.

Ainsi, une excellente situation caractérisée par un développement impétueux est apparue dans l’édification révolutionnaire de notre armée et dans tous les domaines de son travail.

Le troisième grand combat s’est déroulé il y a peu de temps. Les représentants de la bourgeoisie qui avaient usurpé des postes importants dans l’armée et ont été démasqués au cours de cette lutte étaient des membres importants du groupe contre-révolutionnaire antiparti et antisocialiste récemment dénoncé par notre Parti. Ils s’opposaient au Comité central du Parti, à la pensée de Mao Tsé-toung ; ils feignaient de suivre les instructions du camarade Lin Piao relatives à la primauté de la politique mais ne les appliquaient pas ; ils parlaient du bout des lèvres de placer la politique au poste de commandement, mais en réalité ils avaient mis au premier plan les affaires militaires, la technique et le métier.

Ils brandissaient le « drapeau rouge » pour combattre le drapeau rouge, ils diffusaient à profusion l’éclectisme, c’est-à-dire l’opportunisme, dans le vain espoir de substituer la ligne militaire bourgeoise à la ligne militaire prolétarienne formulée par le président Mao. La dénonciation et la critique complètes de cette petite poignée d’arrivistes antiparti par notre Parti constituent une nouvelle grande victoire de la pensée de Mao Tsé-toung !

Les représentants de la bourgeoisie démasqués au cours des grands combats qui se sont déroulés au sein de notre armée depuis la fondation de notre république s’opposaient au principe formulé par le président Mao : faire de notre armée une puissante armée révolutionnaire du prolétariat ; ils s’opposaient à la direction absolue du Parti sur l’armée, au travail politique et à la ligne de masse.

Ils préconisaient la transformation de notre armée en une armée régulière bourgeoise et ne voulaient pas sa révolutionnarisation prolétarienne. Ils avaient abandonné la tradition glorieuse de notre armée, réduit ses trois grandes tâches uniquement à l’entrainement en temps de paix et au combat en temps de guerre.

En un mot, tout ce qu’ils avaient fait était diamétralement opposé aux idées du président Mao sur l’édification de l’armée et sur la transformation de celle-ci en une grande école. Leur dessein criminel était de faire de notre armée une armée bourgeoise coupée de la pensée de Mao Tsé-toung, de la politique prolétarienne, des masses populaires et du travail productif, une armée bourgeoise au service d’une poignée d’arrivistes.

La lutte entre ces deux sortes d’idées et entre ces deux lignes en matière d’édification de l’armée est le reflet de la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre la voie socialiste et la voie capitaliste au sein de l’armée. Cette lutte ne connaîtra jamais de fin tant que les classes et la lutte des classes continueront d’exister.

Dans le vain espoir de changer la nature de notre Etat, l’ennemi de classe, tant à l’intérieur qu’à l’étranger, se donne pour première tâche de changer la nature de notre armée.

Chaque fois que la lutte des classes s’exacerbe, une infime minorité de représentants de la bourgeoisie qui se sont infiltrés dans notre armée se mettent invariablement en avant pour semer le trouble. Mais, à la lumière de la grande pensée de Mao Tsé-toung, les larges masses des cadres et des combattants de notre armée, y compris certaines personnes qui se sont temporairement laissé tromper, parviennent toujours à discerner leur laid visage, à les exposer au grand jour et à faire échouer leurs complots.

Les quelques dizaines d’années d’histoire de notre armée ont parfaitement prouvé que les idées et la ligne préconisées par le président Mao pour l’édification de l’armée sont une vérité indestructible, la vie même de notre armée. A aucun moment et en aucune circonstance, nous ne pouvons nous écarter tant soit peu de la voie indiquée par les idées et la ligne du président Mao sur l’édification de l’armée.
Nous devons répondre avec enthousiasme au grand appel du président Mao, continuer et développer l’excellente tradition de notre armée, et en faire une grande école.

Nous devons suivre résolument les instructions du président Mao et nous consacrer aux études sur les plans politique, militaire et culturel. Nous devons participer activement au mouvement d’éducation socialiste et à la grande révolution culturelle prolétarienne. Chacun se doit de critiquer la bourgeoisie en se servant de l’arme la plus acérée qu’est la pensée de Mao Tsé-toung. Il nous faut être prêts à tout moment à briser les attaques éventuelles de l’impérialisme américain et de ses complices.

Nous devons nous conformer résolument aux instructions du président Mao et associer les activités militaires aux études, aux productions agricole et industrielle et au travail parmi les masses. Chacun de nous doit participer au travail productif et conserver éternellement les qualités foncières du peuple travailleur. Chacun de nous doit faire du travail parmi les masses, observer strictement les trois grandes règles de discipline et les huit recommandations [4], afin que l’armée fasse toujours corps avec le peuple. Il nous faut mener à bien le travail de la milice populaire et’ implanter dans les masses populaires la conception de la guerre du peuple. Nous devons avec enthousiasme participer et apporter notre soutien à l’édification socialiste, assister activement les organismes locaux dans leur travail, nous mettre avec modestie à leur école et renforcer l’unité entre l’armée et eux.

Pour bien gérer cette grande école qu’est l’armée, le plus important, le plus fondamental, c’est étudier et appliquer de manière vivante les œuvres du président Mao. Nous devons les étudier dans la lutte, et dans la lutte nous devons les appliquer. Cette grande école devra toujours porter haut le grand drapeau rouge de la pensée de Mao Tsé-toung, accorder la primauté à la politique prolétarienne, faire de la pensée de Mao Tsé-toung le guide de tout notre travail, et en armer tous les hommes.

Notre grande école est une grande école de la pensée de Mao Tsé-toung !

Nous gérerons bien cette grande école de la pensée de Mao Tsé-toung !

Avançons vaillamment sous le grand drapeau de la pensée de Mao Tsé-toung !


[1Primauté de l’homme sur le matériel, du travail politique dans ses rapports avec les autres activités, du travail idéologique sur les autres aspects du travail politique, des idées vivantes sur les idées livresques dans le travail idéologique - Note du traducteur.

[2La démocratie sur les plans politique, économique et militaire - Note du traducteur.

[3Compagnies qui excellent dans les quatre domaines suivants : travail idéologique et politique, style de travail « trois-huit », entrainement militaire, organisation de la vie quotidienne - Note du traducteur.

[4Les trois grandes règles de discipline sont les suivantes :
1. Obéissez aux ordres dans tous vos actes. 2. Ne prenez pas aux masses une seule aiguille, un seul bout de fil. 3. Remettez tout butin aux autorités. Les huit recommandations sont les suivantes : 1. Parlez poliment. 2. Payez honnêtement ce que vous achetez. 3. Rendez tout ce que vous empruntez. 4. Payez ou remplacez tout ce que vous endommagez. 5. Ne frappez pas et n’injuriez pas les gens. 6. Ne causez pas de dommages aux récoltes. 7. Ne prenez pas de libertés avec les femmes. 8. Ne maltraitez pas les prisonniers - Note du traducteur.

lundi 1er août 1966


Les documents de 1966