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La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne - 2e partie : révisionnisme et opinion publique

Voici comment la situation de la période juste avant la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est présentée dans Pékin Information, N° 25, du 20 juin 1966 :

« Il [Mao Zedong] a souligné : Pour renverser un pouvoir, il faut commencer par opérer dans le domaine de la superstructure et de l’idéologie et par bien préparer l’opinion ; cela est valable aussi bien pour une classe révolutionnaire que pour une classe contre-révolutionnaire (…).

Depuis la « Renaissance », la bourgeoisie de l’Europe ne cessa de critiquer l’idéologie féodale et de propager l’idéologie bourgeoise. C’est après avoir préparé l’opinion pendant plusieurs siècles que la bourgeoisie des pays européens s’empara successivement du pouvoir aux XVIIe et XVIIIe siècles, instaurant sa propre dictature.

Marx et Engels entreprirent de propager la doctrine communiste il y a plus d’un siècle. C’était pour préparer l’opinion à la prise du pouvoir par le prolétariat. Ce n’est qu’après une préparation de l’opinion qui prit plusieurs dizaines d’années que la révolution du prolétariat russe est parvenue à prendre le pouvoir (…).

En dernière analyse, l’histoire de la conquête du pouvoir par le prolétariat chinois est celle de l’assimilation de la pensée de Mao Tsé-toung par les masses des ouvriers, des paysans et des soldats. Elles disent à juste titre : « Sans la pensée de Mao Tsé-toung, pas de Chine nouvelle » (…).

Après la transformation socialiste de la propriété des moyens de production, les idéologies bourgeoise et féodale constituent la position la plus importante de la classe des propriétaires fonciers et de la bourgeoisie qui ont été renversées. Dans leurs activités de restauration, ils agissent d’abord dans le domaine de l’idéologie et ils utilisent, de mille et une façons, leurs idées corrompues afin de tromper les masses.

Agir dans le domaine de l’idéologie et façonner l’opinion publique sont des préparatifs de la bourgeoisie pour renverser la dictature du prolétariat. Et, au moment propice, elle n’hésite pas à monter un coup d’État, par tel moyen ou tel autre, pour s’emparer du pouvoir.

En Union soviétique, après l’établissement des rapports socialistes de production, la révolution culturelle prolétarienne n’a pas été sérieusement entreprise. Aussi l’idéologie bourgeoise s’est-elle répandue chaque jour davantage, corrompant les esprits et désagrégeant d’une manière difficilement perceptible les rapports socialistes de production.

Après la mort de Staline, le groupe révisionniste khrouchtchévien a, de façon encore plus flagrante, préparé l’opinion publique à la contre-révolution. Plus tard, il a entrepris une « révolution de palais » pour renverser la dictature du prolétariat et a usurpé la direction du Parti, clé l’armée et du gouvernement (…).

Le camarade Mao Zedong nous a enseigné : « La lutte de classes entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre les diverses forces politiques et entre les idéologies prolétarienne et bourgeoise sera encore longue et sujette à des vicissitudes, et par moments elle pourrait même devenir très aiguë. Le prolétariat cherche à transformer le monde selon sa propre conception du monde, et la bourgeoisie veut en faire autant. A cet égard, la question de savoir qui l’emportera, du socialisme ou du capitalisme, n’est pas encore véritablement résolue. » (De la juste solution des contradictions au sein du peuple)

La révolution culturelle prolétarienne a pour but de régler la question de savoir qui l’emportera dans le domaine idéologique, du prolétariat ou de la bourgeoisie. C’est une tâche historique ardue, à long terme, qui se présente dans tous les domaines de notre travail.

Un certain nombre de camarades considèrent la polémique entre le prolétariat et la bourgeoisie réactionnaire dans les journaux et périodiques comme une simple « polémique sur le papier » entre des lettrés, qui « ne peut produire de grands effets ».

Certains autres se confinent dans leurs activités professionnelles, ne s’intéressent pas à la lutte sur le front idéologique et culturel et ne prêtent aucune attention à la lutte de classes dans le domaine de l’idéologie.

Ces attitudes sont entièrement erronées et extrêmement dangereuses. Si nous laissons répandre l’idéologie bourgeoise, la dictature du prolétariat finira par se transformer en dictature bourgeoise, et le système socialiste en système capitaliste, en système semi-colonial et semi-féodal. A ces camarades, nous devons crier bien fort : Camarades, l’ennemi est en train d’aiguiser son couteau pour nous couper la tête et renverser notre pouvoir, comment pourriez-vous rester indifférents comme si vous n’aviez rien vu ni entendu ? (...)

Durant les années des difficultés économiques, les génies malfaisants avaient fait leur apparition et les attaques lancées par la bourgeoisie réactionnaire contre le Parti et le socialisme avaient été les plus furieuses.

Dans les milieux philosophiques, Yang Hsien-tchen prôna bruyamment une thèse absurde niant l’identité de la conscience et de l’être, en vue de rabattre l’activité subjective de la masse des ouvriers, des paysans et des soldats, et de s’opposer au grand bond en avant.

Il sortit ensuite la théorie « deux fusionnent en un », dans l’intention de fournir des « fondements » philosophiques à la ligne politique on ne peut plus réactionnaire consistant à «  vivre en bonne intelligence avec l’impérialisme, la réaction et le révisionnisme moderne et à fournir peu d’assistance à la lutte révolutionnaire des peuples de tous les pays  », ainsi qu’à « se réserver davantage de parcelles individuelles, à établir davantage de marchés libres, à multiplier les entreprises disposant librement de leurs profits et supportant leurs propres pertes, et à fixer un quota de production par foyer paysan ».

Les soi-disant « autorités » qui représentaient la bourgeoisie et s’étaient infiltrées dans le Parti brandirent furieusement les trois massues que sont les épithètes : « vulgaire », « simpliste » et « pragmatiste », pour s’opposer à ce que les ouvriers, paysans et soldats étudient et appliquent de manière vivante les œuvres du président Mao.

Usant de leurs fonctions et pouvoirs, elles interdirent aux journaux et revues de publier les essais philosophiques des ouvriers, des paysans et des soldats. En même temps, certains « experts » bourgeois, sous prétexte d’effectuer des recherches sur l’histoire clé la philosophie, prêchèrent à cor et à cri «  la liberté, l’égalité et la fraternité  » et glorifièrent bruyamment Confucius, se servant de ce cadavre pour propager leur assortiment complet de points de vue bourgeois.

Dans les milieux de la science économique, Souen Ye Fang et d’autres avancèrent toute une série d’absurdes théories révisionnistes. Ils s’opposèrent à ce qu’on mette la pensée de Mao Zedong et la politique au poste de commandement et préconisèrent de donner la primauté au profit et à l’argent. Ils tentèrent vainement de modifier les rapports socialistes de production et de transformer les entreprises socialistes en entreprises capitalistes.

Dans les milieux de la recherche historique, un ramassis d’« autorités » bourgeoises attaqua furieusement la révolution qui y avait débuté en 1958. Ces « autorités » s’opposèrent à ce qu’on mette le marxisme-léninisme, la pensée de Mao Zedong au poste de commandement dans la recherche historique, et proclamèrent que les documents et les matériaux historiques étaient tout.

Elles excipèrent du soi-disant « historisme » pour s’opposer à la théorie marxiste-léniniste sur la lutte des classes. Elles vouent une haine profonde aux historiens révolutionnaires qui répudient empereurs, rois, généraux et ministres et mettent en relief paysans et guerres paysannes. Elles portent aux nues les premiers, mais s’acharnent à calomnier ces derniers. Ce sont les « monarchistes » bourgeois des milieux historiques. Certains d’entre eux sont des anticommunistes chevronnés. Wou Han et Tsien Po-tsan sont de tels personnages.

Dans les milieux littéraires et artistiques, les représentants de la bourgeoisie n’ont épargné aucun effort pour prôner une ligne révisionniste complète en matière de littérature et d’art, afin de contrecarrer la ligne du président Mao dans ces domaines, et ils se sont évertués à glorifier leurs prétendues traditions des années 30.

« Ecrire la vérité », « la large voie du réalisme », « l’approfondissement du réalisme », l’opposition au « rôle décisif du sujet », « les personnages indécis », l’opposition à « l’odeur de la poudre à canon », « la synthèse de l’esprit de l’époque », « rompre avec les canons et se rebeller contre l’orthodoxie », etc., telles sont leurs thèses les plus représentatives. A la « lumière » de ces thèses sont apparues un grand nombre de mauvaises œuvres, antiparti et antisocialistes : drames, films, romans, ouvrages sur l’histoire du cinéma, ouvrages sur l’histoire de la littérature.

Dans les milieux enseignants, les représentants de la bourgeoisie se sont efforcés de s’opposer à la politique définie par le président Mao dans le domaine de l’éducation, politique devant permettre à tous ceux qui bénéficient de cette éducation clé se former sur le plan moral, intellectuel et physique, afin qu’ils deviennent des travailleurs cultivés, ayant une conscience socialiste.

Ils s’évertuent à s’opposer au système d’enseignement mi-travail mi-étude et prônent les « théories » sur l’éducation et le système d’enseignement révisionnistes de l’Union soviétique. Ils nous disputent avec acharnement la jeune génération et tentent vainement d’en faire la relève de la bourgeoisie.

Dans les milieux de la presse, les représentants de la bourgeoisie se sont opposés de toutes leurs forces à ce que l’information ait une mission d’orientation et ont professé la conception bourgeoise selon laquelle elle devait « communiquer des connaissances » (…).

Les représentants de la bourgeoisie, qui s’étaient infiltrés dans le Parti et s’opposaient au drapeau rouge en arborant le « drapeau rouge », ont été plongés dans une confusion extrême. Ils ont recouru en toute hâte à cinq « talismans » pour soutenir et protéger la Droite bourgeoise, opprimer et attaquer la Gauche prolétarienne.

Le premier « talisman » s’appelle « encouragement à l’expression des opinions ». Les représentants de la bourgeoisie, qui se sont infiltrés dans le Parti et s’opposent au drapeau rouge en arborant le « drapeau rouge », s’efforcent de déformer la politique du Parti sur l’encouragement de l’expression des opinions, la privent de son contenu de classe et la transforment en libéralisation bourgeoise (...).

Le deuxième « talisman » s’appelle « la construction avant la destruction ». Les représentants de la bourgeoisie, qui se sont infiltrés dans le Parti et s’opposent au drapeau rouge en arborant le « drapeau rouge », se posent en « dialecticiens » (…).

Le troisième « talisman » s’appelle : s’opposer aux « savants despotes de gauche » et empêcher leur apparition. Chaque fois que la Gauche prolétarienne contre-attaquait la bourgeoisie, les représentants de celle-ci, qui se sont infiltrés dans le Parti et s’opposent au drapeau rouge en arborant le « drapeau rouge », ont exigé, entre autres prétextes, des méthodes « minutieuses » et « approfondies », accusant injurieusement la Gauche d’être « brutale », d’être le « bâton ». Dans la grande riposte contre la bourgeoisie, ils recourent encore à un autre « talisman » — s’opposer aux « savants despotes de gauche » et empêcher leur apparition —, s’imaginant pouvoir abattre la Gauche prolétarienne (…).

Le quatrième « talisman » est le « débat purement académique ». Les représentants de la bourgeoisie, qui se sont infiltrés dans le Parti et s’opposent au drapeau rouge en arborant le « drapeau rouge », présentent la lutte de classes dans le domaine idéologique comme un « débat purement académique », dans le double but de camoufler l’attaque de la Droite bourgeoise contre le Parti et le socialisme et d’entraver la contre-attaque de la Gauche prolétarienne.

Nous voudrions demander à ces messieurs : Mais qu’y a-t-il vraiment d’académique dans l’article « Hai Jouei invective l’Empereur » et la pièce La Destitution de Hai Jouei de Wou Han, ainsi que dans les propos obscurs antiparti et antisocialistes de Teng Touo, Liao Mo-cha et consorts ?

Le « débat purement académique » est une supercherie dont se sert constamment la bourgeoisie.

Dans la société de classes, rien n’est « purement académique ». Les études académiques sont toutes basées sur la conception du monde par une classe déterminée et subordonnées à la politique.

D’une manière ou d’une autre, elles servent la politique et l’économie d’une classe déterminée (…).

Enfin, le dernier « talisman », qui est important, s’appelle « tous sont égaux devant la vérité », « chacun a sa part de propos erronés », « un combat confus ».

Dans la contre-attaque du prolétariat contre la bourgeoisie, les représentants de celle-ci, qui se sont infiltrés dans le Parti et s’opposent au drapeau rouge en arborant le « drapeau rouge »,, agitent ce « talisman », d’une part, pour que leurs hommes tiennent tête, défendent opiniâtrement leurs positions et ne reculent pas d’un seul pouce, d’autre part, afin de semer la confusion, de pêcher en eau trouble et de saisir l’occasion pour lancer une contre-attaque.

« Tous sont égaux devant la vérité », c’est le mot d’ordre à cent pour cent bourgeois, un mot d’ordre entièrement hypocrite. Il n’est aucunement question d’égalité entre classes antagonistes. La vérité a un caractère de classe. A notre époque, seul le prolétariat peut détenir la vérité objective, car ses intérêts de classe sont entièrement conformes aux lois objectives.

Il y a longtemps que la bourgeoisie réactionnaire et décadente n’a plus rien à voir avec la vérité.

Ce qu’elle appelle la « vérité » ne peut qu’être une absurdité allant à rencontre du courant de l’époque et des lois objectives. Il n’est aucunement question d’égalité entre le prolétariat et la bourgeoisie, entre l’idéologie prolétarienne et l’idéologie bourgeoise, entre la vérité prolétarienne et l’absurdité bourgeoise ; si ce n’est pas le vent d’Ouest qui l’emporte sur le vent d’Est, c’est le contraire. »