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Luttons pour l’établissement d’une université scientifique et technique, socialiste – 1970

par l’équipe de propagande de la pensée-maotsétoung des ouvriers et de l’A.P.L. à l’Université Tsinghoua – Publié dans le Hongqi, n°3, 1970

Avançons à grands pas sur la route illuminée des enseignements du 7 mai du président Mao - 1970Grâce à la profonde sollicitude de notre grand dirigeant, le président Mao, et à celle du Comité central du Parti, la révolution prolétarienne dans l’enseignement se développe avec impétuosité à l’Université Tsinghoua.

Depuis plus d’un an, les enseignants, étudiants, employés et ouvriers révolutionnaires de l’université, sous la direction de la classe ouvrière, portant haut levé le drapeau de l’unité et de la victoire du IXe Congrès du Parti, et, se conformant aux brillantes thèses du président Mao sur la révolution dans l’enseignement, luttent pour mettre sur pied une école scientifique et technique, socialiste, en prenant comme axe la « Directive du 7 Mai » et en « empruntant la voie suivie par l’Usine de Machines-outils de Changhaï qui forme son personnel technique à partir des rangs de ses ouvriers ».

Au cours de la lutte, la classe ouvrière
doit s’assurer fermement la direction
de la révolution dans l’enseignement

Le président Mao nous enseigne :

« Pour accomplir la révolution prolétarienne dans l’enseignement, il faut qu’elle soit dirigée par la classe ouvrière, il faut que les masses ouvrières y prennent part et réalisent, en collaboration avec les combattants de l’ Armée de Libération, la triple union révolutionnaire avec les éléments actifs qui, parmi les élèves, les enseignants et les travailleurs des écoles, sont décidés à poursuivre cette révolution jusqu’au bout. Les équipes ouvrières de propagande resteront longtemps dans les écoles, y participeront à toutes les tâches de la lutte-critique-réforme et dirigeront pour toujours les écoles. »

Le rôle dirigeant de la classe ouvrière est la garantie fondamentale de la destruction définitive du système d’enseignement bourgeois et de la création d’un système d’enseignement prolétarien.

La révolution prolétarienne dans l’enseignement est une révolution politique menée en profondeur, qui permet au prolétariat d’exercer sa dictature sur la bourgeoisie dans les domaines de la culture et de l’enseignement.

Depuis que, le 27 juillet 1968, la classe ouvrière est entrée dans l’arène politique de la lutte-critique-réforme au niveau de la superstructure, une lutte acharnée n’a cessé de se dérouler entre le prolétariat et la bourgeoisie, pour savoir laquelle de ces deux classes transformera et vaincra l’autre. Et c’est justement au cours de la lutte entre les deux classes, les deux voies et les deux lignes que le rôle dirigeant de la classe ouvrière s’est continuellement renforcé et consolidé.

Donner le rôle dirigeant à la classe ouvrière, c’est le donner à la pensée-maotsétoung. C’est précisément pour appliquer la grande directive du président Mao :

« Il faut réduire la scolarité et mener la révolution dans l’enseignement. Il est inadmissible que les intellectuels bourgeois continuent de régner dans nos écoles »

pour prendre les écoles en main et les transformer en se servant de la pensée-maotsétoung, que sous la direction de son avant-garde, le Parti communiste, la classe ouvrière a fait son entrée dans le domaine de l’enseignement.

En s’assurant fermement la direction des écoles et de la révolution dans l’enseignement, la classe ouvrière doit critiquer la bourgeoisie, attacher une attention particulière à la lutte de classes dans le domaine idéologique et exercer sa direction sur les intellectuels dans le domaine politique et idéologique, faute de quoi elle ne pourrait consolider son pouvoir dirigeant et même risquerait de le perdre.

Conformément au grand enseignement du président Mao : «  Sans détruire, on ne peut construire », nous avons mené de façon approfondie et soutenue la vaste critique révolutionnaire contre la clique contre-révolutionnaire du renégat, agent de l’ennemi et traître à la classe ouvrière Liou Chao-chi, la ligne révisionniste contre-révolutionnaire, les courants d’idées réactionnaires bourgeoises, de droite et d’extrême « gauche », les systèmes d’enseignement féodaux, bourgeois et révisionnistes, les idées révisionnistes dans les divers domaines académiques ainsi que contre la philosophie compradore de servilité devant l’étranger et l’attitude de se traîner toujours derrière les autres.

Mais comme la bourgeoisie renversée ne peut se résigner à sa défaite, elle ne manque jamais d’utiliser son influence dans le domaine idéologique et les points faibles dans la conception du monde des intellectuels pour répandre son venin, dans l’espoir de récupérer son « fief héréditaire » et de disputer les intellectuels au prolétariat.

Certains éléments de la bourgeoisie clament ouvertement : « La classe ouvrière est incapable de diriger les sciences de pointe » ; d’autres, sous des dehors d’extrême « gauche », dénaturent la politique du Parti envers les intellectuels, en répandant cette absurdité : « Que la classe ouvrière exerce sa direction en tout, c’est mettre les intellectuels sur la touche », ceci dans la vaine tentative de placer les intellectuels en opposition avec la classe ouvrière et de reprendre le pouvoir.

Nous avons alors mobilisé sans réserve les masses, pris appui sur l’invincible pensée-maotsétoung, dénoncé et critiqué résolument les crimes que la poignée d’ennemis de classe ont commis pour saper et affaiblir le rôle dirigeant de la classe ouvrière, et ainsi leur complot de restauration a été déjoué.

La lutte pour le pouvoir de direction entre le prolétariat et la bourgeoisie se présente souvent, et dans de nombreux cas, sous forme d’une lutte contre la force de l’habitude bourgeoise.

Avec l’approfondissement de la révolution dans l’enseignement, les idées bourgeoises de certains intellectuels se manifestent sous des formes toujours renouvelées ; d’aucuns prétendent : « Politiquement, c’est vous qui dirigez, professionnellement, c’est moi » ; il en est d’autres qui estiment que leur rééducation est à peu près accomplie et qu’en faisant valoir leur rôle professionnel, la classe ouvrière leur « cède le pouvoir » ; d’autres encore estiment que la réforme de l’enseignement et le travail professionnel relevant de leur « compétence », la classe ouvrière peut leur « céder la place » ; il en est encore qui jugent que faire jouer leur rôle aux vieux enseignants c’est restaurer l’ancien système d’enseignement.

Toutes ces idées erronées de droite ou de « gauche » en apparence mais de droite en réalité sont autant de manifestations obstinées de la conception bourgeoise du monde ; elles sont extrêmement nuisibles. Si elles n’étaient pas critiquées radicalement, les vieilles choses seraient restaurées et consolidées sous de nouvelles formes, la classe ouvrière perdrait son rôle dirigeant et la révolution de l’enseignement verserait dans la voie erronée du réformisme.

La pratique à prouvé que vaincre la vieille force de l’habitude est autrement plus difficile que briser les sabotages d’une poignée d’ennemis.

Une citadelle morale réactionnaire ne peut être détruite que par une arme morale révolutionnaire. Ce n’est qu’en vouant aux gémonies la poignée des ennemis de classe, en combattant la vieille force de l’habitude et en liquidant leur influence pernicieuse que l’une et l’autre pourront être réellement abattues et que, de ce fait, le rôle dirigeant de la classe ouvrière pourra être renforcé dans ses fondements mêmes.

Par conséquent, la vaste critique révolutionnaire est une tâche d’importance stratégique dans l’établissement des universités socialistes, une tâche essentielle qui s’impose à la révolution dans l’enseignement, une arme puissante. dont le prolétariat se sert dans sa longue lutte contre la bourgeoisie et dans la consolidation de la dictature du prolétariat.

La classe ouvrière, si elle veut s’assurer fermement la direction de la révolution dans l’enseignement, doit mobiliser les masses sans réserve et appliquer strictement la ligne de masse.

Elle doit mettre résolument en pratique le principe formulé par le président Mao :

« Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent ».

Elle fera pleinement valoir la démocratie prolétarienne afin de créer une atmosphère où l’on ose critiquer et discuter. Elle doit s’appuyer sur les militants décidés à mener jusqu’au bout la révolution prolétarienne dans l’enseignement, faire entière confiance à la majorité des intellectuels, les laisser jouer leur rôle et unir à elle toutes les forces susceptibles d’être unies.

C’est ainsi seulement qu’une dictature intégrale du prolétariat sera exercée sur la bourgeoisie ; dans le cas contraire, la classe ouvrière s’isolerait elle-même et la direction assumée par elle serait vide de contenu. De même que tout autre travail révolutionnaire, la révolution dans l’enseignement

« deviendra quelque chose de tout à fait formel et aboutira finalement à l’échec si les masses n’ont pas pris conscience de la nécessité de ce travail, n’ont pas manifesté le désir d’y participer volontairement » (« Le front uni dans le travail culturel »).

La classe ouvrière doit exercer sa direction en tout, mais non pas agir en tout à la place d’autrui, ni s’imposer en tout par des méthodes brutales au point que les intellectuels « n’avancent que si on les pousse ». Compter sur les nombreux intellectuels révolutionnaires et donner libre cours à leur initiative, bien loin d’affaiblir le rôle dirigeant de la classe ouvrière, ne feront que le renforcer.

Si elle veut s’assurer fermement la direction de la révolution dans l’enseignement, la classe ouvrière doit

« élever sans cesse son niveau de conscience politique au cours de la lutte »

poursuivre ses efforts dans l’étude de la pensée-maotsétoung, et prendre la tête de la révolutionnarisation idéologique. Cela signifie que nous devons satisfaire effectivement aux exigences suivantes : Appliquer strictement les directives du président Mao et les divers principes politiques prolétariens qu’il a formulés ; être

« modestes et prudents, nous garder de toute présomption et de toute précipitation »

et, en tant que membres des équipes de propagande, nous devons apprendre auprès de ceux qui se font rééduquer, nous mettre modestement à l’école des masses, étudier ce que nous ne comprenons pas et assimiler les lois régissant la lutte entre les deux classes et les deux lignes dans les domaines de la culture et de l’éducation ; travailler durement, participer régulièrement au travail manuel et nous lier aux masses pour être à jamais préservés de la corruption ; nous plonger dans la réalité pour mener à bien enquêtes et recherches, ériger des exemples types, et pour ce qui est du travail concernant l’ensemble, nous devons d’abord en assurer le succès sur un tiers, et faire consciencieusement le bilan de l’expérience acquise ; avoir l’esprit d’autocritique et corriger nos erreurs, car c’est là une preuve de notre fidélité envers le président Mao et de notre détermination de continuer la révolution.

Ainsi seulement la classe ouvrière peut-elle assumer sa grande tâche historique, celle de diriger la lutte-critique-réforme dans les domaines de la superstructure, et garantir que la révolution prolétarienne dans l’enseignement sera poursuivie victorieusement suivant la voie brillante que le président Mao a indiquée dans sa « Directive du 7 Mai ».

Poursuivre la refonte de l’ancien personnel
enseignant tout en l’utilisant, et former un
corps enseignant issu de la triple union

« Le problème essentiel dans la réforme de l’enseignement est celui des enseignants. »

La formation d’un corps enseignant prolétarien issu de la triple union − ouvriers-paysans-soldats, techniciens révolutionnaires et enseignants existants − constitue un problème extrêmement important pour en finir définitivement avec la domination des intellectuels bourgeois sur les établissements d’enseignement et créer des universités socialistes.

Les enseignants issus des ouvriers, des paysans et des soldats sont une force révolutionnaire des plus dynamique du corps enseignant. Ils ont l’audace de créer, font table rase des vieux mythes et possèdent de grandes aptitudes pour la critique.

En même temps, ils introduisent dans les écoles l’expérience d’avant-garde acquise dans la production sociale ainsi que les inventions et créations du peuple travailleur, resserrant ainsi les liens entre les usines et les écoles. Les leçons qu’ils donnent sont, au dire des étudiants, faciles à comprendre et à mettre en pratique.

Depuis un an, nous avons choisi, sur le front des trois grands mouvements révolutionnaires (la lutte de classes, la lutte pour la production et l’expérimentation scientifique), des ouvriers, des paysans et des soldats comme enseignants à plein temps ou à temps partiel pour leur permettre de grandir dans la lutte et d’élever leur niveau dans la pratique. Leur participation à l’enseignement a contribué à renforcer la direction exercée par la classe ouvrière sur l’université, à assurer efficacement à l’enseignement une orientation politique juste et à stimuler tant la refonte des intellectuels que la réforme de l’enseignement.

Que les ouvriers, paysans et soldats montent à la chaire est une chose nouvelle surgie au cours de la lutte acharnée entre les deux classes et les deux lignes sur le front de l’éducation.

Un tout petit nombre d’intellectuels bourgeois, se tenant à l’écart, regardent d’un air sarcastique ; certains essaient de refiler aux enseignants ouvriers, paysans et soldats toute la pacotille féodale, bourgeoise et révisionniste, en se disant : « Je mets la poudre et tu feras partir le coup. » Nous avons entrepris contre cela une lutte inflexible.

En fait, les ouvriers, les paysans et les soldats s’entendent parfaitement en matière d’éducation prolétarienne ; si dans le passé, ils avaient été tenus en dehors de l’université, c’est qu’il y avait eu inversion de l’histoire. Aujourd’hui, leur présence à la chaire de l’université socialiste est une tendance inéluctable de l’histoire.

L’ancien personnel enseignant est une composante indispensable du corps enseignant de triple union. Le président Mao a indiqué :

« La Chine a besoin que le plus grand nombre possible d’intellectuels se mettent au service de l’œuvre gigantesque et ardue de son édification socialiste. » (« De la juste solution des contradictions au sein du peuple »)

Il a encore souligné que l’immense majorité de nos intellectuels

« veulent se rééduquer et ils le peuvent ». (« Intervention à la Conférence nationale du Parti communiste chinois sur le Travail de Propagande »)

Il en est de même du corps enseignant. Les mauvais éléments, les contre-révolutionnaires et les jusqu’au-boutistes qui s’y sont infiltrés ne sont qu’en nombre infime. Par conséquent, pour ce qui est de la masse des enseignants, il faut tenir compte de leur affection pour le Parti et le président Mao tout en reconnaissant que la transformation de leur conception du monde est une tâche longue et ardue.

Trempés par la Grande Révolution culturelle prolétarienne et, en particulier, rééduqués par les ouvriers, paysans et soldats sous la direction de la classe ouvrière, depuis le 27 juillet 1968, les enseignants dans leur immense majorité ont élevé leur niveau de conscience quant à la lutte de classes et à la lutte entre les deux lignes.

Il faut tenir pleinement compte de leur enthousiasme révolutionnaire. Nous devons aussi appliquer le principe dit « un se divise en deux » à leurs connaissances professionnelles. Nous devons voir, d’une part, qu’il est nécessaire de faire table rase de l’ancien système et, d’autre part, qu’il est possible d’utiliser certaines de leurs connaissances en sciences naturelles et une certaine partie de leur expérience acquise, à condition de les appliquer à la production, sous la direction d’une ligne juste.

Notre Grande Révolution culturelle prolétarienne a de plus ouvert un champ d’activité des plus vaste à tous les intellectuels désireux de servir les ouvriers, paysans et soldats, qui peuvent ainsi donner libre cours à leurs talents.

Il faut croire à la grande puissance de la pensée-maotsétoung. Tant que nous prêtons une extrême attention à leur rééducation sur le plan politique et leur enjoignons de réapprécier leurs connaissances professionnelles, la plupart des anciens enseignants sont capables de poursuivre leur travail et de contribuer à l’éducation prolétarienne et à l’œuvre culturelle et scientifique socialiste.

Quant au nombre infime d’enseignants qui ne changent pas malgré tous nos efforts, nous devons quand même leur donner une issue, les éduquer, leur donner un travail approprié et continuer à les soumettre à notre examen.

Pour aider les enseignants à s’adapter le plus vite possible aux besoins de l’université socialiste, il est nécessaire d’appliquer à leur égard le principe consistant à les unir, à les éduquer et à les refondre, tout en les utilisant.

En prétendant que les intellectuels « ne peuvent être utilisés qu’après leur refonte », on néglige en fait et l’ardeur révolutionnaire des intellectuels et le caractère durable de leur rééducation.

Dans sa brillante œuvre Interventions aux causeries sur la littérature et l’art à Yenan, le président Mao a dit :

« Qui ... servir ? C’est là une question fondamentale, une question de principe. »

Suivant cet enseignement, nous nous sommes attachés à résoudre le problème qui se pose aux enseignants : qui servir et comment servir ?

Etant donné leur triple faiblesse − longue séparation d’avec la politique prolétarienne, d’avec les masses ouvrières et paysannes et d’avec la pratique de la production, nous avons organisé les enseignants pour qu’ils aillent se tremper dans les trois grands mouvements révolutionnaires, participer à la création de fermes expérimentales, travailler dans une usine en rapport avec leurs spécialités, participer au travail manuel à tour de rôle, entreprendre dans la pratique la réforme de l’enseignement, refondre ainsi leur idéologie dans des conditions relativement dures.

La conception du monde des intellectuels se reflète souvent dans leurs points de vue sur les connaissances professionnelles, il faut donc transformer radicalement les diverses branches de l’enseignement.

La participation des enseignants aux trois grands mouvements révolutionnaires donne lieu inévitablement à des frictions avec les vieilles idées profondément enracinées dans l’esprit de certains d’entre eux, telles que « la propriété privée des connaissances », « la supériorité de la théorie », « la servilité devant l’étranger », « l’attitude de se traîner derrière les autres », « la recherche du renom et de la satisfaction de l’intérêt personnel ». Ces frictions sont cependant de nature à accélérer leur refonte idéologique.

Le changement radical de la conception du monde chez les intellectuels ne s’opère pas spontanément. Les variations du milieu ne font que créer des conditions favorables à leur rééducation, il faut encore les rééduquer en fonction de leurs préoccupations du moment et suivant le principe réclamant fermeté, exigence et minutie ; il faut encore inviter les intellectuels à s’éduquer en s’inspirant des exemples d’avant-garde qui se trouvent dans leurs rangs et à se révolutionnariser de leur propre initiative.

Quand ils se montrent hésitants et instables sur le plan idéologique, il convient de leur montrer la voie, de faire parmi eux un travail politico-idéologique patient et sérieux, et de donner toute son importance à la refonte de leur conception du monde. Quant à leurs idées erronées, il faut les critiquer de façon appropriée et en faisant appel au raisonnement pour qu’ils les rectifient.

« Une politique juste à l’égard des intellectuels est une des conditions importantes de la victoire de la révolution. » (« Pour un large recrutement des intellectuels »)

Pour bien mettre en valeur l’initiative révolutionnaire des enseignants, sous la direction de la classe ouvrière, et encourager ceux-ci à déployer l’esprit révolutionnaire consistant à oser penser, parler, agir et frayer la voie dans la révolution prolétarienne de l’enseignement, à se lancer courageusement dans la pratique de cette révolution, nous devons veiller dans notre travail aux points suivants :

1. Faire une distinction entre, d’une part, ceux qui participent activement à la révolution de l’enseignement, mais qui ont encore des conceptions figées et montrent dans une certaine mesure leur triple faiblesse susmentionnée et, d’autre part, ceux qui s’obstinent dans l’ancienne voie.

2. Faire une distinction entre, d’une part, ceux qui s’intègrent sincèrement aux ouvriers, paysans et soldats mais qui, sur certains problèmes concrets de la réforme de l’enseignement, ont des vues différentes de celles des camarades ouvriers et, d’autre part, ceux qui refusent de se faire rééduquer et contrecarrent la direction de la classe ouvrière.

3. Faire une distinction entre, d’une part, ceux qui, ayant en vue les problèmes à résoudre dans la révolution de l’enseignement et les innovations techniques, étudient avec application et consultent des livres et documents chinois et étrangers et, d’autre part, ceux qui se détachent de la politique prolétarienne, mettent la théorie au-dessus de tout, vénèrent tout ce qui est étranger et préconisent le retour à l’ancien.

4. Faire une distinction entre, d’une part, ceux qui, pour combler un retard ou des lacunes, apprennent de façon analytique et avec discernement des choses chinoises ·ou étrangères que nous ne connaissons pas ou qui nous manquent et, d’autre part, ceux qui prêchent le culte de tout ce qui est étranger et adoptent l’attitude de se traîner derrière les autres.

Même si une minorité de gens refusent de se faire rééduquer et s’obstinent dans l’ancienne voie, il est inutile de s’en inquiéter, car la lutte de classes est longue, et il y aura toujours des gens de cette sorte. Il nous faudra simplement critiquer de façon plus approfondie leurs vieilles idées, au cours de la révolution dans l’enseignement, et continuer fermement à les éduquer et à les refondre.

5. Quant à ceux qui ont de mauvais antécédents politiques, qu’on a déjà tirés au clair, il faut, selon leurs cas respectifs et leur comportement actuel, leur permettre de participer à la révolution de l’enseignement, et les éduquer et les refondre tout en les utilisant sur le plan professionnel.

6. Quant à ceux dont les cas sont à régler comme des contradictions au sein du peuple, il faut les traiter correctement et régler strictement leurs cas selon cette catégorie de contradictions. Alors que les sommités académiques réactionnaires bourgeoises qui, critiquées par les masses, ont montré quelques changements, il faut les amener sans relâche à se tenir aux côtés des masses révolutionnaires, à critiquer la ligne révisionniste dans l’enseignement et les idées académiques féodales, bourgeoises et révisionnistes, afin qu’elles se révolutionnarisent d’elles-mêmes. En même temps, il faut veiller à mettre leur spécialité au service de l’édification du socialisme.

7. Au cours de la réforme de l’enseignement, pour déterminer ce qui est juste ou faux, quant à certains problèmes concrets se posant en sciences naturelles,

« il faut adopter une attitude prudente, encourager la libre discussion et se garder de tirer des conclusions hâtives » (« De la juste solution des contradictions au sein du peuple »)

et résoudre ces problèmes dans la pratique, en respectant les lois objectives.

Grâce à la révolution dans l’enseignement, de nouveaux changements se sont produits dans l’état d’esprit des enseignants : beaucoup ont demandé d’eux-mêmes à se faire rééduquer par les ouvriers, paysans et soldats ; ils servent ceux-ci avec enthousiasme. Certains ont même fait des découvertes et des inventions. Les ouvriers, paysans et soldats ont dit : « Avant, ces intellectuels n’étaient pas de cœur avec nous. Pas moyen de parler avec eux. Et maintenant, nos cœurs battent à l’unisson et nous parlons le même langage. »

Les enseignants ont bien compris que la rééducation recommandée par le président Mao est une preuve de son immense sollicitude à leur égard et ils sont décidés à rester toute la vie de modestes élèves des ouvriers, des paysans et des soldats, et à toujours se dévouer à l’œuvre éducative du Parti.

De vieux enseignants qui avaient commencé leur carrière dans l’ancienne société ont fait également de grands progrès. Bon nombre d’entre eux jouent un rôle actif dans la révolution de l’enseignement.

Un professeur croyait que les manuels rédigés jadis par lui et largement répandus dans le pays n’avaient nul besoin d’être révisés et qu’« ils pourraient être utilisés aussitôt sortis de l’étalage et dépoussiérés ».

Nous l’avons alors incorporé à un groupe chargé de la révolution dans l’enseignement, et, en rapport avec les problèmes qui ont surgi au cours des conférences qu’il a faites aux ouvriers, nous l’avons amené en temps opportun à se joindre aux masses dans la critique des systèmes d’enseignement féodal, capitaliste et révisionniste, et avons fait à son égard un travail politico-idéologique minutieux, si bien qu’il est parvenu à cette conclusion : « Mes vieux manuels, qui placent la théorie au-dessus de tout et font des choses les plus simples de véritables mystères, ne répondent pas aux besoins des ouvriers, des paysans et des soldats. Pour les rendre utiles, il n’est pas question de les dépoussiérer, ni de leur apporter quelques retouches superficielles, il faut les réformer radicalement. »

Par la suite, il a contribué à résoudre un problème technique important qui se posait à l’usine où il travaillait avec d’autres enseignants et étudiants révolutionnaires, grâce au fait qu’il s’est intégré aux ouvriers, s’est mis à leur école et a élevé son niveau de conscience. Il a été complimenté par les ouvriers.

Les intellectuels révolutionnaires armés de la pensée-maotsétoung et s’intégrant aux ouvriers, paysans et soldats constituent une force révolutionnaire importante. A présent, un corps enseignant issu de la triple union se forme à l’image du prolétariat.

Faire fonctionner les écoles à porte ouverte, établir
la liaison usines-écoles, adjoindre des usines aux
établissements d’enseignement, laisser les usines
servir de guide à la spécialité, pour créer un nouveau
système de triple union associant l’enseignement,
la recherche scientifique et la production

L’établissement d’un nouveau système d’enseignement prolétarien n’est nullement un simple changement d’organisation, mais une révolution pour l’application intégrale du principe :

« L’éducation doit être au service de la politique du prolétariat et être combinée avec le travail productif. »

L’école doit-elle être étroitement liée à la réalité sociale et fonctionner à porte ouverte ? C’est là une question de principe qui détermine le drapeau que l’on porte, la voie que l’on prend et l’orientation que l’on suit.

Appliquant la ligne révisionniste dans l’enseignement, ceux qui s’étaient engagés dans la voie capitaliste s’opposaient ouvertement à la participation des étudiants à la lutte de classe et à la lutte pour la production dans la société ; ils prétendaient que « l’Université Tsinghoua est le berceau des ingénieurs », et que « les combattants des trois grands mouvements révolutionnaires peuvent se former dans les laboratoires » ; cela empêcha nombre d’enseignants et d’étudiants de voir comment les ouvriers travaillent et comment les paysans cultivent, et même fut fort mauvais pour leur santé.

L’école versait de plus en plus dans la voie révisionniste et les jeunes s’abrutissaient à étudier. L’équipe de propagande a dirigé les enseignants et étudiants dans une critique pénétrante de cette ligne révisionniste en matière scolaire et les a amenés à suivre fermement la voie indiquée par le président Mao dans sa « Directive du 7 Mai ».

Ils ont établi des fermes expérimentales, se sont rendus dans les usines, aux chantiers de construction, à la campagne et dans les unités de l’A.P.L., pour participer à la lutte de classes, à la lutte pour la production et à l’expérimentation scientifique, et prendre de larges contacts avec la réalité sociale.

Ils se sont attachés à faire progresser la révolution dans l’enseignement de plusieurs façons, par exemple, en participant au travail productif dans l’industrie ou l’agriculture, en organisant des cours universitaires et des stages de formation à court terme où des ouvriers étudient à plein temps, à mi-temps, ou à leurs moments de loisir, et en entreprenant des innovations techniques, des recherches scientifiques et des enquêtes sociales.

La révolution prolétarienne dans l’enseignement est une profonde révolution socialiste, elle a un caractère de masse très prononcé ; sans la participation des masses, sans le soutien des équipes dirigeantes aux divers échelons dans les divers organismes, cette révolution ne saurait être menée à bien.

Avec les écoles fonctionnant à porte ouverte, et l’établissement de liens entre les usines et les écoles, les universités se sont transférées dans la société même, ce qui permet à la popularisation et à l’élévation de la culture de stimuler énergiquement le développement de la production industrielle et agricole, et aux anciennes écoles de mettre fin à leur isolement et à leur divorce d’avec la politique prolétarienne, les masses ouvrières et paysannes et la pratique de la production, et de vivre enfin au même rythme que la société.

Les intellectuels, quant à eux, peuvent avoir de plus larges contacts avec les ouvriers, paysans et soldats, se faire rééduquer sur place par eux et accélérer la refonte de leur conception du monde. Enseignants et étudiants disent avec émotion : « Auparavant, nous étudiions en vase clos et ce berceau des ingénieurs nous berçait à nous donner le vertige et à nous faire perdre le nord ; à présent, notre école fonctionne à porte ouverte et, aguerris par les trois grands mouvements révolutionnaires, nous sommes parvenus à discerner clairement notre voie et à forger notre loyauté envers la révolution. »

Les nouvelles techniques et les inventions apparues au cours de la production sociale enrichissent et renouvellent constamment le contenu de l’enseignement, de sorte que celui-ci acquiert une puissante vitalité ; à leur tour, les résultats de l’enseignement et de .la recherche scientifique obtenus dans les écoles servent directement l’édification du socialisme et stimulent le développement de la production sociale. La coopération usines-écoles a ouvert un monde vaste et nouveau à la révolution dans l’enseignement, il faut donc persévérer dans cette voie.

« La gestion d’usines par les établissements scolaires » est une décision éminente et clairvoyante prise par le président Mao. Les élèves ne doivent pas posséder que des connaissances livresques, ils doivent encore participer au travail productif.

« Tous les laboratoires et usines qui relèvent des écoles polytechniques supérieures et qui sont capables de produire doivent le faire dans la mesure de leurs possibilités, une fois que sont assurés les besoins de l’enseignement et de la recherche scientifique. »

Telle est l’idée directrice pour la gestion d’usines par les écoles. D’ailleurs, la genèse de ces usines est d’un bout à l’autre marquée par une lutte acharnée entre les deux lignes et les deux idéologies. Nous avons critiqué le style bourgeois consistant à rechercher tout ce qui est grand et étranger, et à s’appuyer uniquement sur l’Etat.

Nous avons réfuté également l’idée erronée consistant à dissocier la production et l’enseignement et à estimer que « la production prime tout ». Nous appliquons résolument les principes définis par le président Mao : « compter sur ses propres forces », « lutter durement » et « faisons table rase des vieux mythes, libérons notre esprit » ; nous persistons à mettre la politique prolétarienne au poste de commandement et faisons en sorte qu’« ils [les élèves] se consacrent principalement à leurs études », tout en veillant, avant tout, à la formation de l’homme.

Compte tenu des besoins de l’édification socialiste et de l’enseignement, de la stimulation mutuelle entre les diverses spécialités ainsi que de leur développement, nous avons utilisé pleinement les équipements disponibles et d’autres facilités à notre portée pour créer nous-mêmes un certain nombre d’usines de petites dimensions capables de promouvoir diverses spécialités et d’accomplir la tâche de recherche et de production que l’Etat leur a confiée.

L’usine expérimentale d’électronique générale, par exemple, a été créée avec l’équipement que possédait déjà le laboratoire, selon la formule : utiliser ce qui existe et créer le nouveau.

Elle a stimulé des disciplines telles que le contrôle automatique, la technique radio et les calculatrices électroniques, et fabrique une large gamme de produits industriels électroniques. Dans l’élaboration des plans de production pour les usines relevant de l’université et qui sont généralement de petite dimension, les besoins de l’enseignement doivent être pris en considération et une marge suffisante doit être ménagée.

Les produits à fabriquer doivent être typiques, variés et de niveau avancé ; d’une part, ils doivent répondre aux besoins urgents de l’industrie et de la défense nationale, de l’autre, aux besoins de l’enseignement des spécialités ; on doit assurer un certain volume à la production, tout en faisant de gros efforts pour la recherche scientifique et la production d’essai et en introduisant constamment de nouvelles techniques.

Pour répondre aux besoins de la production industrielle et agricole, du développement des sciences et de la technique, et pour égaler et dépasser le niveau mondial d’avant-garde, nous avons commencé par adjoindre des usines aux universités et par établir des liens entre les usines et les écoles afin de réformer le vieux système scolaire, de briser les barrières qui séparaient les facultés, en fusionnant certaines d’entre elles ou en en établissant de nouvelles.

En fonction de leurs relations avec la recherche scientifique et la production, nous avons confié certaines spécialités aux usines gérées par l’université, aux unités de recherche scientifique et au réseau usine-école, afin que les usines puissent les faire avancer. En même temps, nous avons formé un nouveau contingent de personnes dans le domaine des théories fondamentales.

Dans les usines gérées par L’Université, on pratique la direction unique et on planifie l’enseignement, la recherche scientifique et la production. De cette façon, nous avons transformé les sections consacrées uniquement à l’enseignement, qui étaient détachées de la politique prolétarienne, des masses ouvrières et paysannes et de la pratique de la production, et dominées par les intellectuels bourgeois, en unités de base où l’enseignement, la recherche scientifique et la production sont combinés, et dont les ouvriers, les paysans et les soldats forment l’ossature.

Par exemple, les professeurs et étudiants de la section du façonnage des métaux à la presse vont travailler à l’atelier d’emboutissage de l’usine d’automobiles. En liant la production des pièces embouties à l’étude de la « technologie du façonnage », ils assimilent et la technique de la production et la théorie.

Les avantages d’une telle pratique sont évidents : les ouvriers participent à l’enseignement sous tous ses aspects, renforçant la direction de la classe ouvrière sur l’école ; non seulement les professeurs donnent des cours, mais encore participent à la production, ce qui facilite leur refonte ; les étudiants participent à la production, tout en faisant leurs études, cela assure la combinaison de l’enseignement et du travail productif.

L’expérimentation scientifique est une tâche importante que doivent assumer les universités scientifiques et techniques. Tout en établissant des usines, nous avons accéléré la transformation et l’édification des laboratoires.

Les liens étroits établis par les usines et les laboratoires de l’université avec la vie sociale ont permis à Tsinghoua de devenir une importante base où on développe les aptitudes des étudiants à l’expérimentation scientifique, où on développe vigoureusement la recherche scientifique pour maîtriser les techniques de pointe, créer de nouveaux processus technologiques et de nouveaux produits, élaborer de nouvelles théories et égaler et dépasser le niveau mondial d’avant-garde.

L’utilisation des usines gérées par l’université et des laboratoires ne peut remplacer la coopération usines-écoles. Toutes les disciplines doivent combiner étroitement ces trois formes et surtout, se tourner vers la société et pratiquer la coopération usines-écoles.

Depuis plus d’un an, grâce à la gestion scolaire à porte ouverte, à la coopération usines-écoles, à la gestion d’usines par l’université et à la promotion des disciplines par les usines, nous avons formé un groupe de techniciens issus de la classe ouvrière, réalisé de nombreuses innovations techniques et mené la recherche scientifique ; en outre nous avons produit à titre d’essai et fabriqué pour l’Etat des produits dont l’industrie et la défense nationale ont un urgent besoin.

Pour former des étudiants issus des
ouvriers, paysans et soldats, il faut prendre
la lutte de classes comme matière principale
et intégrer la théorie à la pratique

La formation de nouveaux intellectuels, prolétariens, est un programme qui intéresse la consolidation de la dictature du prolétariat pour une très longue période historique, la tâche fondamentale des universités socialistes. Nous avons agi conformément à cet enseignement du président Mao :

« Les étudiants doivent être choisis parmi les ouvriers et les paysans, qui ont de l’expérience pratique ; après quelques années d’études, ils retourneront à la pratique de la production. »

Depuis mars 1969, nous avons admis successivement comme étudiants près de 600 ouvriers, paysans et soldats ayant de l’expérience pratique, organisé des classes expérimentales dans diverses disciplines et entrepris la tâche de sélection et de formation de ces étudiants. Selon le plan de cette année, 2 500 étudiants seront admis, 800 sont déjà entrés à l’université.

Une fois à l’université, les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats ont lancé ce mot d’ordre retentissant : « Entrer à l’université, l’administrer et se servir de la pensée-maotsétoung pour la transformer. »

Ils se sont lancés activement dans la grande bataille pour la révolution dans l’enseignement et, avec les enseignants, le personnel administratif et les ouvriers de l’université, ils ont établi la base de la triple union : enseignement-recherche scientifique-production.

Ils ont en outre élaboré avec les professeurs le plan d’enseignement et rédigé de nouveaux manuels, stimulant fortement la révolution dans l’enseignement. Comment faire de ces forces révolutionnaires toutes nouvelles « des travailleurs cultivés, ayant une conscience socialiste » (« De la juste solution des contradictions au sein du peuple »), c’est là un nouveau problème.

Centrer ou non l’enseignement donné à ces étudiants sur l’éducation politique, c’est appliquer ou non la ligne prolétarienne dans l’enseignement. Au début, dans les classes expérimentales, certains estimaient : « Les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats ont un haut niveau de conscience politique, il est inutile que l’université s’occupe encore de transformer leur idéologie » ; certains professeurs pensaient : « Nous qui sommes précisément l’objet de la rééducation, nous ne sommes pas qualifiés pour transformer l’idéologie de ces étudiants. »

Par conséquent, certains considéraient qu’ils étaient seulement capables d’enseigner les mathématiques, la physique et la chimie, et non de s’occuper de la révolutionnarisation idéologique. D’autre part, parmi ces étudiants, ceux qui se croyaient « révolutionnaires de naissance » avaient aussi un point de vue erroné : « Entrer à l’université pour apprendre un métier, la politique, ce sera pour plus tard. »

Nous avons organisé les étudiants dans une étude approfondie de ces grands enseignements du président Mao :

« C’est la politique qui commande ; elle est l’âme de tout » et « Dans les écoles, toute activité vise à transformer l’idéologie des élèves ».

Et en liaison avec l’éducation sur la lutte entre les deux classes et les deux lignes dans les domaines de la culture et de l’enseignement, nous nous sommes attachés à la refonte de leur conception du monde, ce qui leur a permis de comprendre que la lutte de classes dans les domaines politique et idéologique ne saurait jamais s’arrêter, que la lutte de classes dans la société se reflète inévitablement dans les rangs des ouvriers, des paysans et des soldats.

Les influences néfastes des idées bourgeoises telles que « étudier pour devenir fonctionnaire », « la théorie avant tout » et le point de vue purement professionnel s’exercent sans cesse sur les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats, et les jeunes étudiants, en particulier.

Si l’on n’y fait pas attention et qu’on relâche l’éducation politique et idéologique, ces étudiants risquent d’être contaminés par l’idéologie bourgeoise. Dans chaque travail et à chaque leçon, si l’école n’éduque pas les étudiants selon l’idéologie prolétarienne, elle les empoisonne avec l’idéologie bourgeoise.

Il n’est pas de cours qui n’exerce une influence idéologique. Si l’on se contente d’enseigner un métier sans prêter attention à la politique, on conduira inévitablement les étudiants dans la voie bourgeoise. Les anciens professeurs doivent s’efforcer non seulement de refondre leur propre idéologie et de changer de position et de sentiments, mais aussi de placer la pensée-maotsétoung au poste de commandement dans l’enseignement, et d’assumer hardiment la tâche de propager la pensée-maotsétoung. Ils ont dit :

« Le travail que nous faisons pour transformer l’idéologie des étudiants est une tâche qui nous est assignée par la révolution prolétarienne, une exigence plus grande et plus sévère à notre égard dans notre rééducation par les ouvriers, paysans et soldats. »

Nous avons pris la lutte de classes comme matière principale d’enseignement et formé les étudiants selon les cinq conditions définies par le président Mao pour les continuateurs de la cause révolutionnaire du prolétariat ; nous les avons armés de la pensée-maotsétoung et avons fait de la constante élévation du niveau de leur conscience en ce qui concerne la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat la tâche principale de l’école.

Nous avons résolument appliqué cette directive du président Mao :

« Il en est de même pour les élèves ; ils se consacreront principalement à leurs études, tout en s’efforçant d’acquérir une formation dans d’autres domaines, c’est-à-dire non seulement sur le plan culturel, mais également sur les plans industriel, agricole et militaire ; ils doivent aussi critiquer la bourgeoisie. »

Nous avons persisté à prendre exemple sur l’Armée populaire de Libération, participé constamment au travail productif industriel et agricole et, en prenant la lutte de classes comme axe, lutté sans cesse contre l’égoïsme, critiqué le révisionnisme et la bourgeoisie. Ce faisant, bien que les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats consacrent la plupart de leur temps aux études, ils maintiennent fermement la politique prolétarienne au poste de commandement, et ne cessent d’élever leur niveau de conscience quant à la continuation de la révolution et de

« se former sur le plan moral, intellectuel et physique ». (« De la juste solution des contradictions au sein du peuple »)

Leur environnement a changé, mais ils conservent les qualités des simples travailleurs ; leur niveau théorique s’est élevé, mais leur habitude de lier la théorie à la pratique n’a pas changé ; leur capacité de travail s’est accrue, mais ils restent toujours modestes et prudents.

Afin de former des travailleurs servant la cause socialiste et possédant et la théorie scientifique et l’expérience pratique, une école scientifique et technique doit faire tous ses efforts sur le plan professionnel pour que les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats puissent résoudre les problèmes existant dans la production actuelle, se charger du travail de conception et de la recherche scientifique, répondre aux besoins du développement des sciences et de la technique en Chine.

Pour y arriver, il faut s’opposer aux tendances dogmatique et empirique, s’en tenir à l’union entre la théorie et la pratique, développer l’aptitude des étudiants à analyser et à résoudre les problèmes. A l’université, les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats doivent mettre l’accent sur l’étude de la théorie car

« la perception ne peut résoudre que le problème des apparences des choses et des phénomènes ; le problème de l’essence, lui, ne peut être résolu que par la théorie ». (« De la pratique »)

Rejeter l’étude de la théorie est une erreur.

« Mais le marxisme accorde une grande importance à la théorie justement et uniquement parce qu’elle peut être un guide pour l’action. » (« De la pratique »)

Toute théorie découle de la pratique et en retour, elle doit la servir. Par conséquent, l’enseignement universitaire ne peut se détacher de la pratique. L’expérience acquise dans la pratique par les étudiants issus des ouvriers, des paysans et des soldats ne peut pas se substituer totalement à la pratique qui est à la base de l’enseignement, il faut encore enrichir cette expérience et la développer sans cesse au cours des études.

Dans certaines classes expérimentales, nous avons corrigé l’erreur idéologique selon laquelle « à l’université, les ouvriers, paysans et soldats peuvent se contenter d’étudier la théorie parce qu’ils ont déjà l’expérience de la pratique », de sorte que le contenu de l’enseignement et son processus soient constamment liés à la pratique, que la théorie soit transposée dans la pratique, que le résultat de l’enseignement soit vérifié directement dans la pratique et que les étudiants puissent non seulement arriver à comprendre le monde, mais aussi à

« utiliser la connaissance de ces lois pour transformer activement le monde ». (« De la pratique »)

Par exemple dans un stage de formation spécialisée à court terme, les étudiants ont combiné la recherche et la fabrication d’un appareil de télécommunication moderne avec l’étude de l’« électronique » et de la « technique des télécommunications ».

En six mois seulement, les nouveaux étudiants qui n’avaient au départ que le niveau d’instruction du premier cycle de l’école secondaire ont assimilé les premières notions des théories de base et, avec les anciens professeurs et étudiants, utilisé leurs nouvelles connaissances dans la fabrication d’un appareil de télécommunications ayant un niveau mondial d’avant-garde.

Jamais rien de comparable n’avait été fait par les étudiants qui « au sortir de l’école secondaire sont entrés à l’université ». La pratique a prouvé que pour appliquer les principes prolétariens dans l’enseignement, il faut s’opposer aux tendances « de gauche » et de droite ; c’est ainsi seulement que l’on peut réaliser authentiquement l’union de la théorie et de la pratique.

Les écoles scientifiques et techniques doivent admettre avant tout les éléments actifs apparus dans les trois grands mouvements révolutionnaires − ouvriers, paysans (veiller aussi à admettre de jeunes intellectuels installés ou retournés à la campagne), combattants de l’A.P.L. et jeunes cadres, qui, d’une façon générale, doivent avoir au moins deux ou trois ans de pratique, sont âgés de 20 ans environ et ont un niveau d’instruction équivalant à celui du secondaire du 1er ou du 2e cycle.

En ce qui concerne les vieux ouvriers et les paysans pauvres et moyens-pauvres expérimentés, il est possible d’assouplir, selon les circonstances, la réglementation concernant la limite d’âge ou le niveau de connaissances pour leur admission.

Non seulement les écoles scientifiques et techniques comportent un cycle ordinaire de deux ou trois ans et des stages d’études complémentaires d’un an environ au sein et en dehors de l’école, mais elles organisent aussi divers stages de recherche scientifique, des stages universitaires en dehors du travail et des stages de formation accélérée dans l’une ou l’autre discipline, au sein et en dehors de l’école, se chargent de la formation des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs parmi les ouvriers, et assument une certaine popularisation des connaissances, afin que l’enseignement supérieur déborde du cadre de l’université existante.

Liquider la philosophie compradore de
servilité devant l’étranger, l’attitude de se
traîner derrière les autres, et rédiger de nouveaux
manuels d’enseignement prolétarien

La réforme des manuels d’enseignement constitue une sérieuse lutte politique, une question d’importance capitale dans la formation d’une nouvelle génération d’hommes. Le vice des manuels d’enseignement scientifique et technique sous l’ancien système, c’est la philosophie compradore de servilité devant l’étranger et l’attitude de se traîner derrière les autres.

Cela est inculqué à travers chaque mot et chaque phrase de ces manuels et constitue à ce jour encore le carcan spirituel d’un petit nombre d’intellectuels. La clé d’une réforme radicale dans ce domaine est donc la liquidation complète de la philosophie compradore de servilité devant l’étranger et de l’attitude de se traîner derrière les autres.

« Toute culture est, sur le plan idéologique, le reflet de la politique et de l’économie d’une société donnée. » (« La démocratie nouvelle »)

Bien qu’ils traitent aussi des sciences naturelles, les manuels d’enseignement scientifique et technique des pays impérialistes et social-impérialiste constituent le bilan fait par ces pays sur le développement de la science et de la technique, selon la conception bourgeoise du monde et en fonction de leurs besoins politiques, économiques et militaires ; ils portent donc la profonde empreinte des classes exploiteuses.

Liou Chao-chi et sa clique préconisaient sans retenue la philosophie compradore de servilité devant l’étranger et l’attitude de se traîner derrière les autres, et introduisaient ces matériaux d’enseignement en Chine, permettant ainsi à la bourgeoisie étrangère de continuer à exercer sa dictature sur le peuple chinois par l’intermédiaire de ces anciens manuels.

Par exemple, dans de vieux manuels d’électronique, le système de l’électronique soi-disant « rigoureux » ne fait en somme que refléter le développement de cette technique dans la société capitaliste.

Mais ces livres prétendent que ce système est une vérité absolue, immuable, que quiconque veut développer l’industrie électronique et en assimiler la technique ne pourra que suivre pas à pas ce sentier battu. Cela révèle complètement le caractère servile et arriéré des vieux manuels d’enseignement.

Ces derniers se livrent à une inversion de l’histoire, s’approprient les découvertes et inventions des travailleurs, prônent la « prépondérance des experts » pour aider la bourgeoisie à assurer son monopole sur la science et la technique ; ils prêchent la « supériorité de la théorie », commercialisent l’enseignement, en font délibérément un mystère et en rehaussent le prix, pour servir le règne des intellectuels bourgeois sur les écoles ; ils professent « le rôle décisif des conditions matérielles et techniques », nient ce facteur déterminant qu’est l’homme et répriment l’immense force créatrice des masses populaires.

De tels manuels ont causé un grave préjudice à nombre d’intellectuels et de jeunes étudiants, ils sont en contradiction aiguë avec la politique et l’économie socialistes en chine. Les manuels d’enseignement doivent être radicalement refondus. On ne peut nullement se contenter d’y apporter çà et là des changements à la manière réformiste.

La réforme des manuels d’enseignement est une révolution profonde sur le plan idéologique. Il faut à tout moment attacher une grande importance au changement de position et de sentiments chez les enseignants pour qu’ils passent du côté du prolétariat et résolvent le problème de savoir « pour qui et comment rédiger des manuels ».

L’équipe de propagande a guidé les enseignants et les étudiants dans la pratique des trois grands mouvements révolutionnaires et formé des groupes composés d’ouvriers, de paysans pauvres et moyens-pauvres, de gardes rouges et d’enseignants, chargés de la rédaction des manuels.

Tout en menant la vaste critique révolutionnaire, ils ont peu à peu considéré la rédaction des manuels comme une étude et une mise en application de la pensée-maotsétoung et comme une occasion de rééduquer les intellectuels en profondeur.

Ils ont compris que s’en tenir à l’ancien système des manuels scientifiques et techniques est la manifestation d’une idéologie servile devant l’étranger, que s’écarter du peuple travailleur donne inévitablement naissance à un culte aveugle de tout ce qui n’est pas chinois, et que celui qui refuse de refondre sa conception idéaliste et métaphysique du monde adoptera immanquablement la philosophie compradore de servilité devant l’étranger.

Comme le président Mao l’a indiqué, il y a longtemps déjà :

« Sous son aspect spirituel, cette culture [la grande culture du peuple chinois] est déjà supérieure à n’importe quelle culture du monde capitaliste. » (« La faillite de la conception idéaliste de l’histoire »)

Dans les sciences et la technique, la Chine a déjà accompli de nombreux exploits, distançant ainsi la bourgeoisie occidentale mortifiée. Avoir conscience de ces avantages et les mettre pleinement en valeur nous permettent de faire accéder la réforme des manuels à une phase nouvelle, avec une vue d’avenir et un progrès irrésistible.

Nous avons parfaitement compris que l’invincible pensée-maotsétoung est l’arme idéologique fondamentale dans la rédaction des nouveaux manuels. Celle-ci doit s’inspirer des besoins des ouvriers, des paysans et des soldats, et la pratique des trois grands mouvements révolutionnaires en constitue la source.

« Les matières enseignées seront radicalement remaniées et certaines d’entre elles pourront tout d’abord être simplifiées. »

C’est là une tâche complexe et difficile. Elle exige que nous possédions à la fois un esprit révolutionnaire et une attitude scientifique, que nous déployions tous nos efforts pour que la politique commande dans chaque discipline, que nous partions du point de vue matérialiste-dialectique pour analyser scientifiquement et expliquer en profondeur les lois des sciences naturelles, que nous appliquions le principe de l’union entre la théorie et la pratique et le principe dit « peu mais mieux », pour que les manuels soient révolutionnaires, pratiques et d’avant-garde.

En ce qui concerne les vieux manuels d’enseignement et les réalisations scientifiques et techniques de l’étranger, nous adoptons le principe consistant à les accepter dans un esprit critique, suivant la politique

« que l’ancien serve l’actuel, que ce qui est étranger serve ce qui est national » et « qu’en rejetant ce qui est révolu on crée le nouveau ».

Quant à l’ancien système général de manuels d’enseignement, au lieu de rejeter tout simplement le contenu concret des sciences naturelles, on en fait la critique en visant la ligne politique qui a orienté ce système, la classe sociale qu’il sert et la conception du monde qu’il incarne.

La partie qui en est valable, il ne faut pas non plus se contenter de l’utiliser telle quelle, mais la vérifier dans un esprit critique, en rejeter ce qui est inutile et faux et garder ce qui est essentiel et vrai, reprendre ainsi ce qui est scientifique.

En ce qui concerne les « mathématiques supérieures » tant vantées par les experts bourgeois comme « éprouvées tant de fois et se révélant sans faille », nous les avons divisées en deux parties : la quintessence et les déchets.

Nous en critiquons le système idéaliste et métaphysique des « axiomes », mais en acceptons les théorèmes et les formules utiles. Par exemple, partant de la pratique de la production, et suivant les lois de la lutte, du développement et de la mutation des deux aspects de la contradiction que sont le calcul différentiel et le calcul intégral, nous avons formulé un nouveau système et rédigé de nouveaux manuels d’enseignement sur le calcul infinitésimal.

Dans le passé, les conceptions qu’on avait du calcul infinitésimal étaient issues d’un tas d’axiomes et de théorèmes plus mystérieux les uns que les autres. Maintenant, elles sont issues d’exemples concrets qu’on rencontre souvent dans la production. Citons le cas de l’ajusteur qui lime une pièce ronde : chaque coup de lime fait une petite ligne droite et c’est l’ensemble de toutes ces petites lignes droites qui constitue la courbe.

Dans ce processus on comprend très bien la conception du calcul infinitésimal. Les étudiants ouvriers ont dit après cette explication : « Le calcul infinitésimal n’a rien de mystérieux, une simple lime le perce à jour. Les mathématiques supérieures retournent maintenant aux mains des travailleurs. »

Dans la réforme des manuels d’enseignement, nous devons encore tenir compte des réalités de notre pays, établir avec enthousiasme et sérieux le bilan des découvertes et inventions faites par les ouvriers, paysans et soldats, avancer des sujets nouveaux et entreprendre une nouvelle synthèse.

Auparavant, les manuels tant chinois qu’étrangers sur l’utilisation des eaux en agriculture affirmaient que les grands torrents de montagne ne pouvaient qu’être nuisibles.

Mettant pleinement en œuvre la supériorité des communes populaires, les paysans pauvres et moyens-pauvres de la région de Tchangkiakeou se sont battus contre ciel et terre, et ont appliqué la théorie «  un se divise en deux » aux torrents de montagne. Ils les utilisent pour fertiliser les champs, accumulant ainsi une précieuse expérience dans la transformation d’une chose nuisible en une chose utile.

Les enseignants et étudiants révolutionnaires d’une équipe chargée de la révolution de l’enseignement et qui ont participé à cette lutte, ont composé avec les paysans pauvres et moyens-pauvres des manuels nouveaux sur l’« Utilisation des torrents pour la fertilisation des champs ». Les paysans pauvres et moyens-pauvres ont dit : « Dans ce livre, nous apprenons comment dompter les torrents, et nous apprenons aussi la dialectique révolutionnaire du président Mao. Cela rehausse la volonté de combat du peuple travailleur et rabat l’arrogance de la bourgeoisie. »

La réforme des manuels est une tâche à long terme qui ne peut pas être accomplie d’un seul coup. Il faut les réformer tout en les utilisant dans la pratique, faire sans cesse le bilan de ce travail, enrichir les manuels, en élever le niveau et les renouveler sans cesse, pour suivre de près et promouvoir activement le développement par bonds de l’œuvre socialiste.

Combiner la production et la recherche scientifique,
s’en tenir à la ligne de masse, introduire
de nouvelles méthodes d’enseignement

Le président Mao nous enseigne :

« Réformer l’ancien système d’éducation ainsi que les anciens principes et méthodes d’enseignement est une tâche extrêmement importante pour la Grande Révolution culturelle prolétarienne en cours. »

La question des méthodes d’enseignement n’est pas une simple question de méthodes. C’est avant tout une question de principe puisqu’il s’agit de savoir à la théorie de la connaissance et à la méthodologie de quelle classe on aura recours pour organiser l’enseignement.

Les méthodes d’enseignement de la bourgeoisie qui mettent l’accent sur les livres et les enseignants, sur « les connaissances à inculquer en classe tandis que les élèves suivent aveuglément le professeur », qui dissocient la théorie et la pratique et inversent complètement les lois sur la connaissance de la vérité ne permettent que de former des pédants scolastiques, détachés de la politique du prolétariat, des masses ouvrières et paysannes et de la production.

Quand la réforme de l’enseignement a commencé en des endroits sélectionnés, les vieilles méthodes d’enseignement n’avaient pas encore été complètement éliminées, aussi certains professeurs donnaient-ils leurs cours, « livres en main, formules à la bouche, théories en vrac sans rapport avec la réalité ».

Malgré leur assiduité à préparer les cours, leur enthousiasme à les donner, leur patience à aider les étudiants-ouvriers, ceux-ci ne réagissaient pas positivement. La pratique nous a fait comprendre que si nous ne réformions pas radicalement les vieilles méthodes d’enseignement, la formation par l’université d’intellectuels prolétariens ne serait qu’une phrase vide de sens.

Suivant les enseignements du président Mao :

« L’unité de la théorie et de la pratique », « le point de vue de la pratique, c’est le point de vue premier, fondamental de la théorie matérialiste-dialectique de la connaissance » et « la pratique, la connaissance, puis de nouveau la pratique et la connaissance », et en tenant compte des particularités des étudiants ouvriers, paysans et soldats nous avons appliqué une méthode d’enseignement gradué allant de ce qui est superficiel à ce qui est profond, en liaison avec tous les projets, produits, procédés techniques et innovations typiques existant dans la production et dans la recherche scientifique.

Nous avons réglé correctement les rapports entre, d’une part, la méthode d’enseignement consistant à faire ressortir les points principaux, à étudier tout en travaillant, et, d’autre part, l’enseignement systématique, les rapports entre le spécifique et le général, et les rapports entre les cours de base et les cours spécialisés.

L’étude au cours du travail associée à l’enseignement systématique a permis de rompre avec l’ancien système d’enseignement chargé et confus qui passait de la théorie à la théorie ; elle correspond au caractère systématique et à la continuité des sciences naturelles.

Tout en combinant les tâches typiques à accomplir avec l’enseignement, nous avons organisé des cours théoriques planifiés pour chaque étape afin d’étudier systématiquement, selon le principe : aller de ce qui est superficiel à ce qui est profond et du facile au difficile.

Des méthodes pleines de souplesse d’étude alternative et d’étude concentrée ont été adoptées selon les cas. Pendant un certain temps, la production et la recherche scientifique ont constitué notre tâche principale, nous avons alors appliqué la méthode consistant à étudier tout en travaillant selon un programme, et avons procédé à une étude approfondie de choses typiques pour apprendre d’autres choses par analogie.

Dans une autre période, la tâche principale a été l’enseignement théorique qui a pour but d’élever le niveau théorique sur la base des connaissances sensibles, et de faire passer la théorie à la réalité, pour que l’étude puisse servir la pratique. Au cours des études, les examens sont nécessaires. Il faut veiller à élever la capacité de travailler seul et de se livrer à la recherche scientifique, et veiller à retourner à la pratique en se guidant sur la théorie.

L’enseignement lié à des tâches typiques a pour but de faire assimiler les lois générales en « disséquant un moineau ». En fait, chaque tâche typique a son universalité et son caractère spécifique. L’universalité réside dans la particularité.

C’est pourquoi, nous devons veiller, d’une part, à ce que les tâches typiques soient correctement choisies et, d’autre part, à ce que des bilans soient établis et à ce que le niveau soit élevé, sur la base de la « dissection du moineau », pour passer du spécifique au général et de la pratique à la théorie.

Selon l’expérience acquise dans la réforme de l’enseignement, nous estimons qu’il faut choisir autant que possible les tâches typiques suivant ces principes : maintenir fermement la politique prolétarienne au poste de commandement, servir la pratique des trois grands mouvements révolutionnaires, matérialiser les points essentiels de notre recherche scientifique et de notre production et l’orientation du développement technique ; pouvoir développer le contenu principal des disciplines et illustrer les lois générales ; se conformer au processus de la connaissance allant de ce qui est superficiel à ce qui est profond.

Les exigences de la formation dans une discipline seront satisfaites par l’accomplissement de quelques tâches typiques allant du simple au complexe.

L’enseignement associé aux tâches typiques a brisé la ligne de démarcation entre les cours de base et les cours spécialisés. Les premiers doivent être liés étroitement à la pratique et être mieux adaptés à leur destination. Certains peuvent être incorporés aux cours spécialisés, pour former de nouveaux cours selon les besoins. Quant aux cours de base indispensables pour la suite des études, il faut veiller à les organiser séparément.

Pratiquer cette méthode d’enseignement systématiquement associée aux tâches typiques est une méthode relativement bonne pour résoudre les contradictions entre le caractère très étendu de la production et le caractère spécialisé de l’enseignement, entre le caractère limité des tâches typiques et le caractère général demandé à l’enseignement.

Elle unit l’étude à l’application, la pratique à la création, la partie à l’ensemble, les connaissances livresques à la pratique industrielle, établissant ainsi un système d’études simple mais excellent, grandement allégé, avec une scolarité réduite.

Pour appliquer cette nouvelle méthode, il faut s’en tenir à la ligne de masse dans l’enseignement, « partir des masses pour retourner aux masses ». Les enseignants sont au service des élèves. Leur rôle consiste à développer l’aptitude des étudiants à réfléchir et à faire des recherches indépendamment, et à s’adonner à la pratique.

C’est pourquoi, ils doivent apprendre et enquêter auprès des élèves. Les étudiants ouvriers, paysans et soldats ont un niveau de conscience élevé quant à la lutte de classes et à la lutte entre les deux lignes, leur esprit critique est pénétrant, leur expérience est riche.

Dès qu’ils entrent en contact avec la pratique de l’enseignement, ils découvrent immédiatement l’influence néfaste du féodalisme, du capitalisme et du révisionnisme et la force de l’habitude conservatrice, droitiste et routinière. Le contraste entre l’université et la société est frappant pour eux.

Sur la base de ces comparaisons et constatations ils critiquent avec force les idées de servilité devant ce qui est étranger et l’attitude de se traîner derrière les autres ancrées depuis longtemps dans les domaines de la culture et de l’éducation. A partir de là, nous avons déclenché un grand mouvement pour que « les officiers instruisent les soldats, les soldats instruisent les officiers et les soldats s’instruisent mutuellement », c’est-à-dire pour que ceux qui en sont capables enseignent aux autres et que chacun soit à la fois le maître et l’élève de l’autre.

La méthode d’enseignement recourant à la suggestion et la discussion a mis pleinement en valeur l’esprit d’initiative et de création des étudiants ouvriers, paysans et soldats dans leurs études, et de nouvelles relations se sont établies entre professeurs et étudiants.

Une classe expérimentale étudiait la tolérance à l’ajustage lors d’un cours en liaison avec les plans d’un équipement déterminé. Quand le professeur eut expliqué les théories fondamentales, les étudiants ouvriers exprimèrent leurs points de vue.

L’atmosphère devint aussitôt très vivante. Les étudiants qui étaient tourneurs de métier analysèrent l’influence des matériaux et des conditions d’usinage sur la tolérance ; les étudiants qui étaient ajusteurs de métier expliquèrent la tolérance permise par les conditions de montage.

La discussion fut très animée. Durant le cours, non seulement les étudiants comprirent les principes fondamentaux, mais présentèrent encore des suggestions pour l’amélioration du plan, ce qui démontre pleinement la supériorité de la nouvelle méthode d’enseignement.

Notre grand dirigeant, le président Mao, nous enseigne :

« La Chine se doit d’apporter une plus grande contribution à l’humanité. »

La réforme radicale de l’ancien système d’enseignement et la création d’un système d’enseignement prolétarien tout nouveau dans l’histoire de l’humanité sont une grande tâche et la classe ouvrière, les paysans pauvres et moyens-pauvres et les intellectuels révolutionnaires de Chine ont l’honneur de l’assumer. La révolution dans l’enseignement est une dure bataille.

« Notre travail est des plus ardus, alors que nos expériences sont encore loin d’être suffisantes. Il nous faut donc savoir apprendre. »

Nous sommes décidés à lever haut le grand drapeau rouge de la pensée-maotsétoung, à renforcer le rôle dirigeant du Parti, à accomplir fermement les diverses tâches de combat formulées par le IXe Congrès du Parti, à étudier et à appliquer les thèses du président Mao sur la révolution dans l’enseignement, à mener jusqu’au bout cette révolution, et à lutter pour établir des universités scientifiques et techniques, socialistes.

(Article paru dans le Hongqi, n°3 1970)