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Philosophie « à prioriste » et politique réactionnaire − 1972

L’apriorisme est une philosophie réactionnaire pour duper le peuple travailleur

Dans son numéro 9 de cette année (1972), le Hongqi (Drapeau rouge) a publié un article écrit par Li Tchang­mao et Wang Chou­tchen, ouvriers textiles vétérans de Tientsin, sous le titre « L’apriorisme est une philosophie réactionnaire pour duper le peuple travailleur » dont voici des extraits :

Pour faire la révolution, nous, la classe ouvrière, prenons appui sur le marxisme, le léninisme, la pensée-­maotsétoung, sur les masses populaires et sur la pratique sociale guidée par la théorie révolutionnaire.

Cependant, le renégat, agent de l’ennemi et traître à la classe ouvrière Liou Chao-­chi et consorts, ces escrocs politiques, préconisaient de toutes leurs forces la théorie idéaliste de l’apriorisme pour s’opposer à la théorie matérialiste du reflet. Tout en s’opposant à ce que nous étudiions le marxisme, le léninisme, la pensée­maotsétoung, ils niaient la nécessité de la participation à la pratique sociale et le grand rôle historique des masses populaires.

Les idées justes ne peuvent venir que de la pratique sociale. Notre grand dirigeant le président Mao nous enseigne : « Les idées justes ne peuvent venir que de la pratique sociale, de trois sortes de pratique sociale : la lutte pour la production, la lutte de classes et l’expérimentation scientifique. »

La pratique de lutte nous a permis de bien comprendre que la thèse du président Mao sur la théorie marxiste de la connaissance est la plus correcte et la plus profonde.

Elle exprime très bien ce que les travailleur veulent dire. Mais, Wang Ming, Liou Chao-­chi, et d’autres escrocs politiques se sont frénétiquement opposés à la théorie marxiste de la connaissance, prétendant que « les idées viennent du cerveau ». D’après eux, les idées justes ne viennent pas de la pratique sociale, mais sont innées.

Ce n’est rien d’autre qu’une théorie fausse et trompeuse ! Les vraies connaissances viennent de la pratique et le génie provient de la lutte. A l’usine textile n° 4 de Tientsin, un ouvrier ne pouvait garder que des dizaines de fuseaux dans le passé. Et maintenant, il peut s’occuper de 400.

D’où vient ce progrès ? Est-il venu du cerveau ? Non ! La capacité de manœuvrer la machine a pu s’élever sans cesse parce que dans la pratique de la production, nos ouvriers ont connu graduellement la machine dans tous ses détails et maîtrisé par conséquent la loi de son fonctionnement.

Ce n’est que dans la pratique répétée que les connaissances de l’homme peuvent se développer sans discontinuer. Le matérialisme marxiste nous dit que te cerveau humain n’est qu’une usine de transformation idéologique.

Dans la pratique, les choses objectives trouvent leurs reflets dans le cerveau humain à l’issue des réflexions, on arrive à les comprendre.

Est­-ce que cette compréhension correspond à la réalité ? Il faut l’examiner dans la pratique. Le président Mao nous a enseigné : « La connaissance commence avec l’expérience, c’est là le matérialisme de la théorie de la connaissance. »

Mais, l’escroc politique Liou Chao­-chi et consorts prétendaient que « toutes les sciences commencent avec la supposition » et que l’homme peut « briser la vieille loi et créer la nouvelle ». Selon cette absurdité, l’homme peut supposer la science sans la pratique, et la loi n’existe pas objectivement, l’homme peut la créer à sa guise.

N’est­-ce pas là la théorie idéaliste de l’apriorisme typique ? Le président Mao nous enseigne : « Depuis qu’existe la société de classes, il n’y a au monde que deux sortes de connaissances : l’une provient de la lutte pour la production et l’autre de la lutte des classes.

Les sciences de la nature et les sciences sociales sont la cristallisation de ces deux sortes de connaissances quant à la philosophie, elle est la généralisation et la somme de ce que l’on sait de la nature et de la société. »

Toutes les sciences, quelles qu’elles soient, proviennent des trois mouvements révolutionnaires, de la pratique sociale, et non de la supposition des hommes. Prenons par exemple l’amélioration de la chaudière par les ouvriers de la filature de laine n° 2 de Tientsin.

Répondant à l’appel du président Mao : « Se préparer en prévision d’une guerre et de calamités naturelles, et tout faire dans l’intérêt du peuple », les ouvriers ont augmenté la production. Mais, une nouvelle contradiction a surgi : la chaudière ne peut fournir la vapeur suffisante. Où en est la solution ?

Auparavant influencés par la « gestion des usines par les experts », une manifestation de la ligne révisionniste contre-révolutionnaire, certains cadres ne s’appuyaient pas sur les ouvriers expérimentés, mais sur quelques techniciens qui s’enfermaient dans leurs bureaux tout en se détachant de la pratique de production pour travailler à la « supposition ».

Au bout de trois ans, non seulement rien n’a été résolu, mais, on a abouti à cette conclusion : « Les chaudières sont déjà vieilles et leur capacité est ainsi conçue à l’étranger. Il en faudrait alors de nouvelles si l’on voulait augmenter la fourniture de vapeur. » Dans la grande Révolution culturelle prolétarienne, grâce à l’étude de « De la pratique » du président Mao, les chauffeurs ont stigmatisé la ligne révisionniste contre-révolutionnaire préconisant « la gestion de l’usine par les experts », et fait table rase de l’idéalisme. Tout en faisant consciencieusement le bilan de leur expérience acquise dans la pratique, ils se sont mis en toute modestie à l’école des autres usines sœurs, en s’inspirant de leur expérience avancée.

Ils ont réalisé la triple union composée d’ouvriers vétérans riches de l’expérience pratique, de techniciens et de cadres révolutionnaires ; ainsi, en trois mois seulement, ils ont réussi à améliorer des chaudières usées, ce qui a augmenté quatre fois la production et permis à l’usine d’assurer une fourniture suffisante de vapeur.

Ce fait a prouvé que sans pratique il n’y aurait pas de science. On ne peut connaître correctement le monde qu’en s’appuyant sur la pratique des masses. La connaissance provient de la pratique.

Cette pratique est principalement celle des trois grands mouvements révolutionnaires des masses populaires. La connaissance individuelle est limitée, tandis que la sagesse des masses est infinie ; ce n’est qu’en associant la connaissance limitée de l’individu à la sagesse infinie des masses qu’on arrive à connaître correctement le monde.

Voilà la raison pour laquelle le président Mao considère la méthode de travail consistant à « partir des masses pour retourner aux masses » comme la théorie marxiste de la connaissance.

Faire la révolution, c’est connaître et transformer le monde. L’année dernière, à l’usine textile n° 4 de Tientsin, lorsque la vitesse des machines à filer a été élevée, il s’est produit un grand nombre de fuseaux vides, même une équipe en a compté plus de quatre cents, soit deux machines qui ne fonctionnaient pas. D’abord, les dirigeants de l’atelier sont allés travailler aux métiers à filer pour voir où en était la cause et trouver une solution. Bien qu’ayant fait de grands efforts, ils n’ont pas obtenu de grands résultats parce qu’ils ne s’appuyaient pas sur les masses. Ils ont alors étudié cet enseignement du président Mao : « Les masses sont les véritables héros, alors que nous sommes souvent d’une naïveté ridicule. »

Par la suite, ils ont pleinement mobilisé les masses dans l’analyse de ce phénomène par la sagesse collective.

Les ouvriers ont avancé des dizaines de suggestions. Après les avoir concentrées pour analyse et étude, les dirigeants sont parvenus à une juste compréhension de la cause principale. Puis, sur la proposition des masses, ils ont déclenché une campagne d’émulation pour réduire le nombre de fuseaux vides. Ce nombre a été bientôt ramené de 400 à 20. Cela a éduqué les cadres dirigeants et leur a fait comprendre que les masses sont les véritables héros et qu’ils ne pourraient acquérir aucune juste connaissance sans les masses.

La connaissance de l’homme provient de la pratique de lutte des masses, qui fait d’ailleurs l’épreuve de la justesse de cette connaissance. Le président Mao nous enseigne : « Seule la pratique révolutionnaire de millions d’hommes est la jauge pour mesurer la vérité. »

Les pensées qui ont soutenu les tests de la pratique des masses sont justes ou relativement justes.

La filature de laine n° 2 de Tientsin produisait exclusivement dans le passé des tissus de laine pour le marché intérieur, leurs couleurs étaient monotones, sans tenir compte des besoins des ouvriers, des paysans et des soldats. Puis l’usine a produit des tissus en fibre chimique et on s’en est contenté.

Cependant, comme elle n’a pas fait d’enquêtes approfondies sur les besoins des masses, les couleurs restaient les mêmes d’où une grande quantité de produits ne trouvaient pas de clients. Les ouvriers sont allés alors faire des enquêtes parmi les masses et ont trouvé qu’elles n’aimaient pas ces couleurs ; or ils ont produit, selon les opinions des masses, 24 couleurs aimées par les masses. Cela montre que notre connaissance, nos plans et nos projets doivent être testés dans la pratique pour déterminer s’ils sont justes ou non.

Restant à l’écart de la pratique des masses, nous connaissons mal le monde, et commettons sans doute des erreurs dans notre travail. Liou Chao-­chi et d’autres escrocs politiques, partant de leur nature de classe contre-­révolutionnaire, ont prétendu : « ne croyez pas qu’on irait sans heurts en s’appuyant sur la classe ouvrière », et accusé calomnieusement les masses d’être « rétrogrades et ignorantes », alors qu’ils se prétendaient eux-mêmes des personnes « qui donnent de la lumière au peuple ».

Toutes ces absurdités ne diffèrent en rien des théories fascistes proférées par les réactionnaires kuomintaniens pour leur répression des masses.

Ces escrocs politiques sont en fait des éléments anti­communistes kuomintaniens, des renégats, agents de l’ennemi et traîtres à la classe ouvrière, ils sont des valets fidèles de l’impérialisme et des porte-parole des propriétaires fonciers et des capitalistes. Ils se sont infiltrés dans le camp révolutionnaire sous le manteau du marxisme-léninisme pour tromper les gens.

Ils se prétendaient à tout bout de champ être « humbles et petits citoyens tout insignifiants » afin de camoufler sous ce nom leurs hideux visages réactionnaires de grands arrivistes. Le président Mao a indiqué il y longtemps : « Lorsque nous voulons juger d’un homme, voir s’il est... un vrai ou un faux marxiste, il suffit, pour en avoir le cœur net, de considérer ses relations avec les larges masses ouvrières et paysannes. » En calomniant perfidement le peuple travailleur dans le but criminel de le fouler de nouveau aux pieds et de restaurer le capitalisme, Liou Chao­-chi et consorts ont révélé complètement leur visage de contre-révolutionnaire.